Wednesday, September 20, 2017

1963

Dax en finale Written by  mardi, 07 août 2007 22:20 font size decrease font size increase font size
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Bordeaux (stadium municipal) Arbitre : M. CapelIe (Limousin)
28 267 entrées payantes ; recette 251 025 francs.
Stade Montois bat U.S. Dacquoise par 9 à 6
Stade Montois : 1P,1D A. Boniface, 1D Lestage.
U.S. Dax : 1E J.C. Lasserre, 1P P. Albaladéjo.
Stade Montois:
Gourgues;Darrouy,G. et A. Boniface (cap.), André Caillau ; (o) Alain Caillau, (m)Lestage;Hilcock,Martinez,Couralet;Tignol,Urbietta;Cazals, Cès, Amestoy
U.S. Dax :
Barbe;C.Darbos, Wilhems, Bénédé, R.Albaladéjo (o):P.Albaladéjo (cap.), (m):J.C.Lasserre;
Dutin, Contis, Dubois, Labadie, Cassiède, A.Bérllhe, Bérho, C. Lasserre
LA FINALE LANDAISE
Pour en arriver là, les Montois, toujours voués à l'offensive avaient éliminé Vienne, Biarritz, Chalon, enfin Lourdes (9-8). Les Dacquois, pour leur compte, avaient dû se débarrasser d'Aurillac, de Toulon, de Chambéry (par 6 à 5 seulement) enfin des Grenoblois à Toulouse au terme d'un match houleux. Les avants de Bérilhe avaient produit, malgré l'exiguïté de 1a victoire (5-0) une forte impression. Au soir du 19 mai, on put s'écrier, ici et là :" la Finale sera landaise ". Forcément, il restait des " survivants" des finales 1953 et 1959 pour les Montois, et de 1956 et 1961 pour les Dacquois.
Les premiers étaient, les trois fameux attaquants André et Guy Boniface, Christian Darrouy et les avants Paul Tignol et Pierre Cazals, tous internationaux. Étaient arrivés entre temps l'arrière Jacques Gourgues, capable de jouer au centre, les frères Caillau, l'un, André, ailier gauche, l'autre, Àlain, demi d'ouverture, le demi de mêlée Pierre Lestage, un instituteur « de poche », les avants Gilbert Hilcoq, flanker sec, à la mèche blanche, redoutable " baroudeur", Bernard Couralet, très puissant au contraire, Fernand Martinez, au couloir, le deuxième ligne Jean Urbietta, troisième instituteur de la troupe, le talonneur Bernard Cès, moins lourd que son ancien, Pascalin, mais très vif, enfin un pilier basque de masse imposante, Jean-Baptiste Amestoy. Au total, un groupement bien armé devant, un demi de mêlée agile et intelligent, enfin trois des quatre attaquants tricolores de l'heure. Fernand Cazenave, ex-ailier international également, avait la mission de le conduire enfin au titre, trois fois à portée de la main : André Boniface avait reçu le capitanat. Cette magnifique équipe s'était acquis une telle réputation de jeu offensif qu' elle assurait toujours de rondes recettes.
Dans le camp d'en face, les changements sont plus faibles, la participation de 1961 étant évidemment plus fraîche que celle des Montois. André Bérilhe, pilier, le talonneur Léon Berho, 1'autre pilier Christian Lasserre (2e ligne dans la finale précédente), le seconde ligne Marcel Cassiède, les troisième ligne Claude Contis et Gaston Dubois, les demis Jean-Claude Lasserre et Pierre Albaladéjo, les ailiers Claude Darbos et Raymond Albaladéjo, le centre Jacques Bénédé ont déjà paru au moins une fois en finale ainsi que Jean-Claude Labadie qui, lui, était de celle de 1956 ; pour Bérilhe, Christian Lasserre, Dubois et les frères Albaladéjo, c'est la troisième participation. Il reste à ajouter l'arrière Pierre Barbe, qui avait rattrapé une carrière interrompue par un accident de la circulation, le centre Henri Wilhems, solide athlète, enfin Bernard Dutin, âgé seulement de dix-huit ans mais déjà avant-aile charpenté, capitaine des "Genêts" du lycée de Dax. Pierre Albaladéjo, lui, est capitaine de l'équipe qui va engager la dernière épreuve ; il a alors trente ans et il a été, cette saison, le meilleur marqueur du Tournoi des Cinq Nations. Son compère, Jean-Claude Lasserre, vient de gagner sa place en Équipe de France. Le grand marqueur d'essais Dubois, Contis sont passés près de la cape que Cassiède a eue car il a été de la tournée aux Antipodes en 1981. Bérilhe, patron des avants, demeure encore, à trente ans sonnés, un pilier redouté, un très grand joueur. Pierre Darbos, avant-aile rapide dont les percussions sont terribles, est parti au R.C. Narbonnais. Il est inutile de définir les moyens de cette formation qui n'a que peu changé. Toto Desclaux l'entraîne toujours. C'est M. Albert Capelle qui va tenir le sifflet et représenter le comité du Limousin.
Trouver une place n'est pas facile. Les dispositions du pesage opposé à la tribune officielle vont s'avérer médiocres et le mécontentement de quelques centaines de spectateurs va entraîner une curieuse réaction, inédite dans un match de rugby : ces gens-là vont confisquer le ballon lorsque d'assez nombreux coups de botte en touche vont l'envoyer au sein de la foule, dans cette partie lésée de l'assistance. Ce « jeu » de cache-ballon contribuera à casser le rythme de la partie et, peut-être aussi prendra-t-il valeur de protestation contre cette tactique érigée en système.
La première attaque, due aux Montois, n'arriva qu'au bout de dix minutes. Les Dacquois obtenaient une certaine supériorité en avants, le jeu était haché par les confiscations du ballon et l'on n'avait rien vu pendant bien près d'une demi-heure lorsque, sur une balle obtenue en mêlée, JC Lasserre tapa vers l'en-but un bon coup de pied tactique qu'il paraissait reprendre lui-même mais que les Montois contestaient vivement, affirmant que Tignol avait aplati d'abord parmi un groupe de joueurs. Pierre Albaladéjo manqua du coin, la conversion de l'essai de son camarade. Les Montois, maintenant, attaquent un peu plus avec André Boniface et Darrouy, bien que celui-ci boîte légèrement. Le capitaine montois manque un but des vingt-deux mètres mais aussitôt, un peu avant le repos, il en convertit un autre en punition d'un hors-jeu. Mais Cazals se laisse aller à un mauvais geste sur Bérilhe et "Bala" venge son ami. Aussitôt, sur ce tableau de 6 à 3, c'est la fin de cette mi-temps décevante.
Le temps se gâte. Le ciel devient de plus en plus sombre, l'orage prépare ses pétards. André Boniface attaque joliment puis il manque un drop-goal. Hilcoq est durement touché puis Pierre Albaladéjo connaît le même sort. Les avants montois vont plus vite, le climat du match prend de la chaleur mais le jeu reste décousu, sans ampleur, M, Capelle refuse coup sur coup deux essais montois, l'un à Alain Caillau au terme d'une puissante « descente » des avants jaunes avec Tignol surtout, l'autre au terme de la seule attaque noble de la partie; les Boniface ont croisé leur course rapide, le cadet a pu percer sur trente mètres puis, devant Barbe, il a lancé André Caillau ; le directeur du jeu. a dit : " en-avant !".
Alors André Boniface use de l'arme maîtresse de... Pierre Albaladéjo ; le drop part et passe quoique tiré dans des conditions plutôt difficiles. C'est l'égalité à 6 partout à la 65e minute. Alors la pluie se met à tomber, puis l'orage se fait violent; l'eau du ciel s'abat, aussi serrée maintenant, à dix minutes de la fin, que durant toute la finale de 1949 jouée par les Montois de Darrieusecq. Les spectateurs exposés refluent vers l'abri des tribunes. Les Montois sont, de loin, les plus entreprenants bien que la balle soit plus difficile à transmettre derrière. Soudain, le petit Lestage, dont la mêlée a obtenu la balle à vingt mètres face aux poteaux, se sent inspiré par le drop-goal, il botte, il le passe. Neuf à six en faveur des Montois.
Le taureau dacquois aura beau avoir les soubresauts de l'agonie, le voilà, lui qui se flatte d'être conduit par « Monsieur Drop », victime de la même estocade qui le jeta pantelant sur l'herbe de vérité de " Gerland ", en 1961.
Extrait du livre de George Pastre "Les volcans du dimanche" Collection Midi Olympique
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