Présentations et Bilans
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- Écrit par : Bruno
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Après 7 journées, l'USDAX occupe une prometteuse 9ème place avec 6 points d'avance sur le premier relégable. C'est clairement au-delà des espérances de début de saison, après une préparation ratée en terme de matchs amicaux.
Qu'en est-il dans le détail ?
Les matchs :
Il y a clairement la déception de la défaite contre Montpellier. Il y avait la place pour gagner largement un match contre un adversaire au rugby limité mais roublard et assez réaliste. Parallèlement, on ne pourra pas avoir moins de réussite au pied.
Il ya deux autres matchs où l'on est passé à côté. Contre Paris, dans l'envie, et à Brive qui a surclassé une équipe de Dax plutôt mixte et peut-être la tête au derby contre l'Aviron.
Les autres rencontres, Toulouse, Castres, Bayonne et Biarritz, ont permis à l'USDAX de livrer ses meilleurs matchs depuis la remontée. C'est une excellente surprise de voir l'évolution du niveau de jeu, la faculté à mettre du mouvement. On notera que les trois victoires ont été acquises sans laisser le bonus à l'adversaire, chose qui n'était jamais arrivé l'an passé.
Les points positifs :
Le recrutement. Cette année, nous évoluons avec des joueurs de niveau Top 14 et même international en ce qui concerne certains joueurs. Notamment derrière, il n'y a pas que le changement d'entraineur qui peut expliquer cette métamorphose. L'Usdax dispose d'une douzaine de trois quarts qui sont au niveau et cela se ressent.
On a déjà parlé de l'influence de Vergallo, qui a même réussi de éclipser une partie du match Kelleher, preuve que le garçon ne va tarder à faire la une de l'avant dernière page du midol... malheureusement. Son abattage, tant offensif que défensif est énorme.
On a aussi souligné l'amélioration du jeu au pied. Amélioration est un euphémisme tant ce secteur était pitoyable l'an passé.
La défense. Rien à dire dans l'ensemble, l'Usdax défend en bloc, sans commettre un excès de fautes.
Le jeu de mouvement. Souvent inspiré sur ballon de récupération, nos joueurs ont redonné le sourire aux spectateurs de Boyau. Que cela dure. Bornman est à ce titre une formidable recrue.
La maîtrise. Contrairement à l'an passé, une fois en tête, l'équipe ne panique pas. Il est vrai qu'elle trouve cette année des touches de plus de 15 mètres et que c'est toujours plus facile de défendre à 50 mêtres de son en-but que sur ses 22.
Les points négatifs
Sans tomber dans l'excès, il semble que notre mêlée soit plus friable. Dans chacun des matchs, elle a eu des phases de faiblesse, parfois extrême comme contre Bayonne, Toulouse ou à Brive. Cependant, il n'y a pas un match où ce secteur de jeu n'a pas pris l'ascendant à un moment donné sur son adversaire. On est quand même moins serein que l'an passé.
L'effectif. Pour l'instant, peu de blessés parmi les cadres. Mais qu'en sera-t-il en novembre par exemple où quatre joueurs de base derrière feront défaut ? Qu'en sera-t-il si deux secondes lignes se retrouvent sur le flan? L'arrivée d'un polyvalent devant est quasi obligatoire pour avoir une certaine sérénité. Mais rien ne sert d'ajouter un nom, il faut un vrai renfort, sinon autant laisser leur chance aux jeunes.
Les confirmations
Thompson est parmi ce qui se fait de mieux en seconde ligne, Lievremont est un chef de bande, AVT a plus que le niveau, la touche est inégale mais cela semble valable pour la quasi totalité des clubs, Bert a retrouvé son niveau, Mazel, Diaz, Hiriart, Decamps, Deniau sont toujours précieux lorsqu'ils jouent.
L'USDAX est bien partie mais rien n'est bien sûr acquis. Le mois de novembre s'annonce charnière. Il ne faudra rien laisser filer à domicile et essayer de gratter quelques points à l'extérieur.
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- Écrit par : philippe
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Dans la capacité des clubs à attirer des sponsors ou à trouver un budget important, plusieurs éléments entrent en jeu :
- les mécènes, dont la générosité et la fortune varient d’un club à l’autre
- les sponsors nationaux, ceux qui amènent un million minimum, sont finalement assez peu nombreux et se concentrent sur les grands clubs
- les partenaires locaux dont la mobilisation et les moyens dépendent fortement de la concurrence et du potentiel économique des villes où ils ont pignon sur rue
- Les structures des clubs, notamment les services marketing, communication ainsi que leur capacité à organiser des évènements pour les sponsors et à les accueillir décemment.
- Les supporters qui participent par leurs abonnements, leurs billets et leurs achats de maillot
Voici un état des lieux des clubs du top14 :
Les Blue chips, ont tous les atouts : bassin économique et démographique important, sponsors lourds et diversifiés, budgets élevés pérénisés, faible concurrence, mais aussi structures au top :
Stade Toulousain, Stade Français, Clermont
Les gros outsiders, il leur manque quelques uns de ces éléments :
USAP, Castres Olympique, Biarritz Olympique
Les Moyens plus, qui arrivent ponctuellement à se hisser au niveau au dessus, mais qui n’offrent pas de garanties sur la durée :
Montpellier, Montauban, Toulon, Brive, Bayonne
Les petits, au potentiel limité et pour qui c’est de plus en plus dur chaque année :
Bourgoin, Dax, Mont de Marsan
Stade Toulousain
Points forts :
sponsors nationaux et diversifiés, partenaires de longue date
partenaires locaux, dont un est une multinationale (EADS)
Peu de concurrence rugbystique au sein d’un bassin économique et démographique très important et passionné de rugby.
Nombreux abonnés et spectateurs, revenus annexes importants (brasserie, maillots…)
capacité d’attraction de cette ville Universitaire
Club remarquablement structuré, Bouscatel n’est pas un mécène, mais un remarquable président.
Points faibles : ?
Stade Français
Points forts :
sponsors nationaux et diversifiés, partenaires de longue date
appuis politiques importants
mécène qui a beaucoup investi avant que ce club ne devienne ce qu’il est
Enorme bassin économique et démographique, pas forcément très rugby
Peu d’abonnés, mais sait créer l’évènement autour de ses matches et attirer de très nombreux spectateurs, revenus annexes important
Points faibles :
La concurrence d’un Racing Metro ambitieux pourrait changer la mise au niveau sponsoring même si potentiellement il y a de la place pour 2 clubs parisiens au plus haut niveau
L’effet mode, qu’a créé Guazzini et qui peut passer, générant une surenchère visant à toujours créer l’évènement.
ASM Clermont
Points forts :
sponsors nationaux et diversifiés,
partenaires locaux, dont la présence de Michelin qui est un gage de stabilité
Peu de concurrence au sein d’un bassin économique et démographique de taille raisonnable
Public important et connaisseur, club fédérateur de la région auvergne, revenus annexes significatifs
Structures remarquables
Points faibles :
Image de loser éternel ! Le bouclier se doit d’arriver Place de Jaude pour que ce club puisse devenir l’équivalent d’un Stade Toulousain
USAP
Points forts :
sponsors nationaux qui ont pris de l’importance récemment, Pepsi a ainsi financé la venue de Carter
partenaires locaux très impliqués, énorme potentiel en intégrant la Catalogne côté espagnol
Peu de concurrence au sein démographique de taille correcte, bassin économique peu développé, mais si l’USAP parvient à mobiliser les forces économiques Barcelonaises, le potentiel est énorme
Public important et exigeant, club fédérateur de la culture catalane, revenus annexes significatifs
Points faibles :
Nécessité de ne pas se couper de son identité catalane très forte, tout en restant attractif pour des partenaires multinationaux.
Structures à améliorer, l’épisode du putsch pour prendre la tête du club n’a pas été du meilleur effet
Castres Olympique
Points forts :
Mécénat de Pierre Fabre qui remet chaque année la main à la poche
Structures très pro
Points faibles :
Bassin démographique et économique peu développé (hors Fabre)
Nécessité de préparer l’après Fabre
Peu de public malgré des tarifs attractifs
Biarritz Olympique
Points forts :
Mécénat de Kampf
Retour de Serge Blanco aux commandes du club
Structures pros
Attractivité de la Côte Basque
Important potentiel économico-démographique du Pays Basque Espagnol
Points faibles :
Forte concurrence des clubs alentours
Nécessité de préparer l’après Kampf
Montpellier
Points forts :
Important bassin économique et démographique, capacité d’attraction de cette ville Universitaire
Volonté politique de faire de Montpellier un grand club
Structures en progrés
Points faibles :
Forte concurrence des clubs alentours et des autres sports (handball, football)
Politisation de la destinée du club qui s’avère déstabilisatrice
Difficulté pour les supporters de s’identifier à ce club sans culture
Montauban
Points forts :
Sponsor national qui a pris le pouvoir
Public fidèle et mobilisé
Structures en progrés
Points faibles :
Perte l’ancien président, de son charisme et de sa capacité d’attraction des sponsors via ses supermarchés
Bassin démographique et économique peu développé
Toulon
Points forts :
Mécène fortement (trop ?) impliqué
Revenus annexes importants
Pas de concurrence au sein d’une région très peuplée
Public passionné, nombreux et prêt à mettre la main au portefeuille faisant des supporters toulonnais les plus gros contributeurs du top14
Partenaires locaux fortement mis à contribution
Points faibles :
Pas de sponsor national et s’ils n’en attirent pas ils ne pourront maintenir leur budget à ce niveau
Politique du coup d’éclat au détriment du moyen terme
Bassin économique peu développé
Stade obsolète et petit par rapport au potentiel de spectateurs
Brive
Points forts :
Mécène/Sponsor national et qui a les moyens + carnet d’adresse de Patrick Sébastien
Bonnes structures
Faible concurrence
Partenaires locaux fortement mis à contribution
Points faibles :
Bassin démographique et économique peu développé
Le sponsor principal a « hérité » du club, mais a-t-il vocation à en rester le propriétaire ?
Dirigeants capables de se saborder
Bayonne
Points forts :
Partenaires locaux fortement mis à contribution
Capacité à attirer le potentiel économique du pays Basque Espagnol
Mécène/sponsor national et président qui se démène
Public important et mobilisé
Points faibles :
Forte concurrence des clubs alentours
Communication bizarre (notamment sur les « vedettes » qui devaient venir)
Résultats irréguliers qui n’aident pas à construire dans la sérénité
Bourgoin
Points forts :
Mécène fidèle jusqu’alors, possibilité d’utiliser le carnet d’adresse de Guy Savoy
Public mobilisé
Points faibles :
Pris en tenaille entre Grenoble et Lyon
Martinet a envie de jeter l’éponge
Structures peu développées
Dax
Points forts :
Partenaires locaux fortement mis à contribution
Président qui se démène
Points faibles :
Faibles structures, stade inadapté, communication déficiente
Bassin démographique et économique très faible, pas d’université
Forte concurrence des clubs alentours
Mont de Marsan
Points forts :
Amélioration des structures qui se professionalisent
Effort mis sur la communication et l’animation
Points faibles :
Stade inadapté mais en travaux
Bassin démographique et économique très faible, pas d’université
Forte concurrence des clubs alentours
Bisbilles entre les notables locaux (et sponsors locaux potentiels) et le Président
Comme vu précédemment, plusieurs clubs de top14 ou de Prod2 ont des mécènes, mais tous n’ont pas les mêmes capacités financières ou d’influence. On peut distinguer :
Les très grosses fortunes, disposant en propre ou par leur société de moyens considérables, ils ont aussi des contacts dans le monde des affaires, ce sont notamment :
- Serge Kampf, fortune estimée à +300 millions d’€, bien que grenoblois d’origine, au BO par amitié avec Blanco, rencontré à la 1ere CDM en 87.
C’est un des « barons » du patronat français, avec un carnet d’adresse impressionnant, mais c’est surtout le patron de Cap Gemini, dont il detient à peu prés 5%, Cap Gem c’est 8,7 milliards de chiffre d’affaires, 440 millions de bénéfice et 79000 employés dans le monde, un leader des services et du consulting informatique. Bref du très lourd.
Problème pour le BO, si les Serge sont ont une amitié indéfectible, le reste de la famille avoue sa préférence pour sa région d’origine et à terme, Cap gem sponsorisera sans doute principalement Grenoble et non plus de BO, d’où l’urgence pour Blanco de structurer son club afin de ne plus dépendre de ce généreux donateur, qui a donné au BO à la fois à titre personnel et via Cap gem.
- Lorenzetti, Racing Metro92. Ancien patron de Foncia, a revendu ses parts dans la société pour environ 700millions d’€ cash…bref sa fortune est considérable et surtout elle est « liquide », c'est-à-dire disponible immediatement. Derrière lui, le département des Hauts de Seine, le plus riche de France et qui se verrait bien faire la nique aux Delanoé’s boys du Stade Français. Un potentiel énorme…
- Pierre Fabre, 82 ans, fortune estimée de 2 milliards d’€, venant de ses 93% détenus dans les labos de même nom, mais aussi d’un groupe de presse écrite principalement, vu qu’il a vendu Sud Radio il y a quelques années. Les labos font un chiffre d’affaires de 1.5 milliards d’euros et emploient 10000 personnes. Il tient le CO à bout de bras et à coups de millions chaque année pour un résultat vraiment décevant vu les moyens mis en œuvre. Même si ses labos ont encore une grosse activité sur Castres, il n’a pas d’héritier aussi qu’adviendra t’il lorsqu’il passera la main…Sa fortune lui permet aussi d’attirer au CO des sponsors du type Tocqueville finance, société de gestion de …fortune dont il doit être un bon client…
- Alain Afflelou, fortune estimée +300millions d’euros, il possède toujours 22% de sa société d’optique qui réalise un chiffre d’affaires de 650millions d’euros. Possède une villa à Biarritz et a été sollicité par Salagoity pour sponsoriser l’Aviron.
- Derichebourg, fortune estimée à +500 millions d’euros, son entreprise dont il détient 50% réalise un chiffre d’affaires de 4milliards d’euros et un bénéfice 82millions d’euros, employant 50000 personnes dans le recyclage, le nettoyage et les services aéroportuaires. Il a hérité du CA Brive lorsqu’il a racheté l’entreprise Penauille. Reste à savoir s’il aura la volonté de garder cet héritage…
- Famille Michelin, fortune estimée à 2milliards d’euros, venant en grande partie des 12% du capital qui leur reste dans Michelin. Bibendum réalise un chiffre d’affaires de 17milliards d’euros, un résultat de 770 millions d’euros et emploie plus de 120000personnes dans le monde. Depuis toujours, l’histoire de l’asm et michelin est intimement liée, reste qu’il a fallu au club sortir de sa culture de la mono-entreprise pour attirer d’autres sponsors et passer à la vitesse supérieure.
- Max Guazzini, fortune estimée environ à +100 millions d’euros, a vendu ses parts dans NRJ depuis plusieurs années déjà. S’il ne met plus beaucoup la main au portefeuille, ses contacts dans le monde de la communication/publicité et ses appuis politiques attirent des grands noms et font de Max un élément clé de la réussite continue du club parisien.
Les barons locaux, aux moyens et aux réseaux beaucoup moins importants, ils sont en général plus généreux que les précédents en rapport à leur fortune bien moindre, on peut citer :
- Famille Nicollin, fortune estimée à 120 millions d’euros, le problème c’est que leur investissement n’a jamais été à la hauteur des espérances d’un club prestigieux comme Béziers.
- Alain Tingaud, Pdg d’Infovista, société valorisée à 40 millions d’€ employant 200 personnes.
- Mourad Boudjellal, fortune estimée à 40 millions d’€, patron des éditions soleil production, dont le chiffre d’affaires atteint 40 millions d’€. Par apport aux autres c’est un nain, mais c’est aussi de loin celui qui a mis le plus soit à titre personnel, soit par sa société, et c’est là que le bas blesse : son investissement n’est pas tenable sur la durée. As du marketing, il sait faire parler du RCT, mais son manque de retenue et sa mégalomanie effraient les sponsors nationaux, qui ont aussi peur de se retrouver coincés à devoir payer l’ardoise…
- Martinet, à la tête d’un société qui réalise 140 millions de chiffre d’affaires et qui emploie 600 personnes
- Yvan Patet, du LOU, président de em2c, société de location d’immeubles de bureau, qui réalise un chiffre d’affaires de 135 millions d’€ et emploie 230 personnes
Les autres dirigeants sont plus des notables locaux, qui donnent cependant énormément de leur temps et de leur argent.
En résumé et pour en revenir à l’USD, nous cumulons les handicaps et lorsque l’on constate que finalement peu de clubs ont des gros sponsors nationaux (hors mécènes), on mesure le chemin qui attend nos dirigeants pour gonfler le budget…
Analyse eco-demo des clubs
| Population | Ville | Agglo | Département | Autres Clubs Pro -45min | Bassin économique | Entreprise importante (Centre de décision) |
| Paris | 2 166 000 | 10 000 000 | 2 166 000 | Racing | Très fort | Oui |
| Racing M | 1 515 000 | 10 000 000 | 1 531 000 | St Français | Très fort | Oui |
| Lyon | 467 400 | 1 500 000 | 1 667 000 | Bourgoin | Très fort | Oui |
| Toulouse | 437 000 | 800 000 | 1 169 000 | Montauban, Colomiers | Fort | Oui (EADS) |
| Bordeaux | 230 000 | 800 000 | 1 390 000 | Fort | Non | |
| Toulon | 167 400 | 550 000 | 974 000 | Faible | Non | |
| Grenoble | 155 100 | 450 000 | 1 172 000 | Bourgoin | Fort | Oui |
| Montpellier | 248 000 | 330 000 | 992 000 | Beziers, Narbonne | Moyen | Non |
| Clermont | 139 300 | 260 000 | 623 000 | Moyen | Oui (Michelin) | |
| Bayonne | 44 000 | 185 000 | 631 000 | Biarritz, Dax | Faible | Non |
| Biarritz | 33 000 | 185 000 | 631 000 | Bayonne, Dax | Faible | Non |
| Pau | 83 000 | 185 000 | 631 000 | Tarbes | Faible | Oui (Total) |
| Perpignan | 115 000 | 180 000 | 425 000 | Narbonne | Faible | Non |
| La Rochelle | 77 300 | 125 000 | 596 000 | Moyen | Non | |
| Tarbes | 45 800 | 110 000 | 230 000 | Pau | Faible | Non |
| Béziers | 71 600 | 102 000 | 992 000 | Narbonne, Montpellier | Faible | Non |
| Bourgoin | 25 000 | 75 000 | 1 172 000 | Grenoble, Lyon | Faible | Non |
| Agen | 33 600 | 70 000 | 319 000 | Montauban | Faible | Oui (Upsa-Bristol Myers Squibb) |
| Narbonne | 51 300 | 65 000 | 339 000 | Beziers, Montpellier, Perpignan | Très Faible | Non |
| Albi | 48 600 | 64 000 | 365 000 | Castres | Très Faible | Non |
| Brive | 49 900 | 63 000 | 237 000 | Très Faible | Non | |
| Montauban | 53 200 | 55 000 | 223 000 | Toulouse, Agen | Faible | Non |
| Castres | 42 900 | 50 000 | 365 000 | Albi | Faible | Oui (Fabre) |
| Dax | 22 000 | 45 000 | 360 000 | Mont de Marsan, Bayonne, Biarritz | Faible | Non |
| Mont de Marsan | 30 700 | 45 000 | 360 000 | Dax | Très Faible | Non |
Population : a une influence directe sur le potentiel de supporters, il est clair qu'il est plus facile d'attirer 15000 personnes au stade avec une population de 500000h, qu'avec une population de 45000h
Bassin économique : va déterminer les possibilité d'appel aux partenaires locaux, plus ceux-ci sont nombreux et de taille importante plus ils contribueront fortement au budget
Entreprise importante (Centre de décision) : Sans Michelin et Fabre, que seraient les budgets de l'ASM ou du CO ? Au-delà d'avoir des entreprises importantes dans une agglomération, un centre de décision local permet d'augmenter le montant de sponsoring
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- Écrit par : Bruno
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On le sait, la réussite en top 14 passe par la conservation des meilleurs éléments du groupe de prod2, encadrés par des joueurs confirmés qui donnent à l'ensemble l'expérience suffisante pour pouvoir gérer les ingrédients du top 14.
L'USDAX a à ce jour recruté 13 joueurs, deux piliers, un seconde ligne, trois troisièmes lignes, un neuf, deux 10, deux centres, un ailier et un arrière. Sur ces 13 joueurs, six sont titulaires indiscutables, les deux Lièvremont, Thompson, Hore, Giorgadze (ou Bell) et Williams. On peut ajouter Caillet qui sans être inamovible est quasiment toujours aligné.
Sept sur treize, le rendement est faible pour une équipe qui, à la vue de son bubget, ne pouvait pas se permettre trop d'erreurs de casting. A ce titre, deux recrues semblent aujourd'hui ne plus avoir d'avenir en équipe une, Sweeney et M'Bu. Pour le premier, pas de soucis, mais pour le second, il a été recruté alors que tout le monde connaissait ses qualités et ses défauts. Joe n'est sans doute pas le meilleur ailier du monde mais au moins c'est un ailier et l'on ne peut pas dire que ce soit une denrée répandue à Dax. Il n' a rien fait de moins ou de plus qu'à Pau, alors pourquoi l'avoir recruté si c'est pour ne pas lui donner sa chance ? Il n'aurait peut être pas arrêté Sid mais en deuxième mi-temps par sa puissance il aurait peut-être été au bout, ce qu'il a à maintes reprises réussi avec Pau. Parenthèse close.
Restent quatre joueurs peu utilisés parmi les nouveaux. Le cas des deux piliers est à part. Lealamanua et Decamps arrivent plus pour étoffer le groupe que pour apporter une plus value à un secteur de jeu bien pourvu. Si l'on est quand même en droit d'attendre un peu plus d'un international rompu aux joutes du top 14, on ne peut juger Decamps qui semblait revenir en forme avant de se blesser.
Derrière, les deux centres sont d'honnêtes joueurs qui apportent une densité physique que l'on n'avait pas. Maintenant, la concurrence a aussi bien et très souvent beaucoup mieux. Question de moyens sans doute. Nos deux meilleurs centres jouent à l'ouverture et à l'arrière. Il y a sans doute quelque chose à faire de ce côté-là.
Williams est un joueur surpuissant, un peu lent certes mais avec d'excellents appuis. Il constitue un bon apport à l'arrière mais sans doute pourrait-il dépanner au centre si Diaz retrouve son poste ou quand AVT reviendra, s'il revient.
Pour Hore, certes, la période d'acclimatation a été courte et le joueur a apporté des solutions au pied et une régularité quasi nécessaire dans les tirs au but. Maintenant, son jeu de déplacement au pied n'est pas encore au point et surtout son physique ne semble pas lui permettre d'accélerer le jeu. On comprend mieux que le joueur ait souvent été positionné au centre. De plus, il semble inapte à enquiller un drop. Bien évidemment, le positionner au centre reposerait le problème de l'ouvreur sans toutefois la contrainte du jeu au pied. A explorer sans doute, mais pas évident que le staff y songe.
Thompson et les deux Lièvremont sont de véritables plus-values pour l'équipe. De vraies recrues qui tirent le groupe vers le haut. Bonne pioche, ce qui n'était pas gagné d'avance pour Thompson. Maintenant, le joueur a un an de contrat, j'ai comme un préssentiment sur son avenir chez nous.
Reste le cas Morlaes. Certes peu utilisé, certes soumis aux joies paternelles en ce début de saison, on est en droit d'attendre un autre impact sur le groupe d'un gars qui était quand même chef de tribu. Il est lent, soit, mais Pezet l'est autant. Il nous doit une revanche, que l'on retrouve ce neuvième avant qui a fait sa force et qu'il conduise son pack comme il a su si bien le faire par le passé.
Enfin, un mot sur Pierre Caillet, positionné en troisième ligne aile pour palier le manque criant à ce poste. Il y fait ce qu'il peut avec beaucoup de coeur et d'engagement. On a hate de le voir à son vrai poste ou peut être mieux encore en seconde ligne, ce qui pourrait orienter le choix d'un autre poste pour l'éventuelle recrue .
En conclusion, on peut peut être reprocher au club de s'être précipité avant de savoir à quel étage il allait jouer, sachant très bien que l'opportunité de jouer en top 14 existait. Les Lièvremont, Morlaes, Caillet avaient signé, on savait que ces joueurs pouvaient s'adapter à l'élite. Il restait alors 4 mois pour trouver deux centres, un ailier, un seconde ligne, un 10, un 15 et un polyvalent. L'obstination à refuser un 10 anglo-saxon cet été, fondée sur des arguments solides certes, s'est retourné contre nous. On a sans doute trouvé le seconde ligne et le 15. Très tardivement, Hore est arrivé pour pourvoir le poste d'ouvreur. Les autres postes n'ont pas été pourvu pour jouer un rôle intéressant dans l'élite ou tout du moins pour remplacer les joueurs partis.
Pour pousser un peu plus loin le problème, on sait que le recrutement 2008/2009 commence aujourd'hui. On pourra toujours le critiquer plus tard mais force est de constater que la situation n'est pas du tout évidente pour le club, qui ne sait pas où il jouera l'an prochain. Courage donc, en espérant que les deux joueurs attendus ce mois-ci apportent quelque chose au groupe.
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- Écrit par : Bruno
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Allezdax.com essaie de dresser un bilan des forces vives du club , bilan qui est a fortiori subjectif puisque le ressenti de chacun vis à vis de la performance des joueurs est forcément différent.
Les anciens:
La plupart des joueurs de l'effectif 2006/2007 ne connaissait pas l'elite ou si peu que l'on pouvait légitimement se poser la question de leur adaptation au haut niveau, de leur aptitude à élever leur niveau de jeu.
Le moins que l'on puisse dire , c'est qu'autour de l'expérimenté Pedrosa, toujours aussi vaillant, la première ligne a répondu présente. Les noms de Boyoud ou Brugnaut commencent à être connus et la mêlée dacquoise en passe de se tailler une bien belle réputation.

Les autres "anciens", Auzqui et Rameau ont prouvé que l'on pouvait aussi compter sur eux. C'est sans doute la meilleure nouvelle de ce début de saison, dans un monde rugbystique où le pilard de qualité se fait aussi rare qu'une croisée d'antant.
Reste le cas William Bonet. C'est sans doute le joueur le plus dynamique du pack, l'un des leader de l'équipe. Mais on peut quand même s'interroger sur ses mauvais lancers récurrents en touche qui privent l'équipe de plusieurs opportunités dans le dernier quart d'heure contre Brive mais également à Paris. Cela paraît assez hallucinant car on a vraiment l'impression que le ballon ne part pas du tout là où l'alignement l'attend, comme si la combinaison visée n'etait pas la même pour le lanceur et les autres joueurs. Cela se ressent dès que William lève le ballon. S'en suit de longues secondes d'hésitations avant que le ballon ne parte ! Quel dommage de venir ternir un bilan personnel qui serait par ailleurs excellent.
En seconde ligne, Rudolph est toujours là, fidèle au poste et enchaîne les matches en entier. On peut alors se demander le rôle que compte donner le staff à Mazel, Sierra ou G.August, qui n'ont pourtant pas démérité quand on a fait appel à eux. Car quelque soit le talent de Rudolph, il parait difficile d'être à 36 ans au sommet de son efficacité pendant 80 minutes .
En troisième ligne, Deniau est l'autre bonne surprise de ce début de saison. Il fait incontestablement parti des joueurs qui vont avoir l'etoffe de haut niveau. Et comme en plus il saute bien, il va être un des pions importants de la course au maintien. Il est par contre encore impossible de juger Tournier, en espérant qu'il se révèle aussi efficace que son compère car l'effectif est très léger à ce poste.
Derrière, si Pezet semble avoir les faveurs du staff pour l'instant, cela n'en fait pas encore l'animateur que le jeu voulu par le club nécessite. Certes, lui aussi semble apte à franchir le pas entre les deux échelons mais cela reste quand même bien fragile quand on voit la qualité des ballons sortis par les gros et le moment où l'attaque est lancée.
Si Florian Argel semble être destiné à une doublure à l'ouverture, Sébastien Roques a pour l'instant disparu des 22. Ludovic Courtade, étincelant à Paris a eu du mal sur les autres rencontres, mais là encore recevoir la balle et l'adversaire en même temps n'est jamais aisé.
Quand aux ailiers, si Bruno Hiriart semble pouvoir exister, quand on voit les ailiers proposés par la concurrence, on est en droit de se poser des questions. Gregory Tutard n'est pas un ailier, Laurent Diaz non plus, même si ce dernier est lui aussi une très bonne surprise de ce début de saison. la qualité du joueur amène presque à penser qu'il pourrait être le neuf que l'on cherche, d'autant plus que son jeu au pied est de qualité. Paul Dabrin est plein de bonne volonté et est peut-être à ce jour l'une des solutions les plus appropriées. Mais malheureusement, c'est pour l'instant l'un des postes où l'on apparaît le plus fragile.
On notera que le club a perdu trois joueurs derrière à l'intersaison : Maillard, qui a fait ses preuves à Albi, Kefu qui connaissaît le club et aurait apporté du physique et Lasagavibau que l'on n'a pas remplacé. Certes, l'intégration d'un joueur dans l'effectif , son caractère, sont aussi à prendre en compte, mais sur le terrain, la perte de ses trois joueurs semble préjudiciables.
Enfin, un petit mot pour Antoine, qui aurait mérité d'avoir sa chance et qui l'aura je l'espère un jour. Prompt rétalblissement !
Pour conclure, en ce début de saison, aucun joueur nouveau du cru n'a percé. Olivier August a fait certes quelques apparaitions, idem pour Baffou, Paul, Lafourcade. Inquiétant quand on sait que l'avenir de l'USD passe forcément par la formation.
Demain, les recrues et les possibilités d'évolution.
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- Écrit par : Bruno
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Retour sur ce début de saison mouvementé.
A suivre, les joueurs et le recrutement.
Fin d’année, c’est l’heure du bilan ! On va essayer d’être aussi objectif que possible et d’apporter quelques éléments de réponses aussi constructifs que possible.
Neuf matchs, huit défaites dont quatre à domiciles, dernier en challenge européen de la poule la plus faible de la compétition, dernier ex-aequo en championnat avec nos amis gersois, on ne peut pas dire que les chiffres parlent pour nous. Comment expliquer un tel résultat ?
Bien entendu, il est impossible de revenir sur le début de saison sans évoquer le départ de Marc Lièvremont. Intervenu trois jours avant le début du championnat, c’est la conclusion catastrophique d’une préparation ratée, où déjà les défaites s’enchaînaient contre des clubs tout ce qu’il y a de plus moyen. Etre promu n’est pas aisé, mais en plus être privé de la pierre angulaire de la réussite sportive de ces dernières années complique grandement la tâche. Le club a choisi la solution interne. Etait-ce la bonne solution ? On en sait pas, en tous les cas, c’était la seule qui laissait la porte ouverte à Marc Lièvremont pour pouvoir intervenir auprès du groupe tout au long de la saison. C’est sans doute une des raisons qui a poussé les dirigeants à faire ce choix. On peut alors se poser la question de la légitimité de Marc Lièvremont deux mois après son départ auprès d’un groupe, et d’un club, qui doit apprendre au plus vite à vivre sans lui. La situation, de l’extérieur, semble confuse. Assez souvent présent à l’entraînement le mardi, la dernière fois en compagnie de Retières, les joueurs ont sûrement été consultés dans un tel projet. Il semble quand même que plus on attend, plus la rupture sera douloureuse et ne pourra pas s’opérer sans un grand coup de balai dans le sportif. Cela peut également nuire à la main mise de Christophe Milhères et Jérôme Daret sur le groupe.
Le sportif est un élément qui peut très vite basculer. La preuve ce week-end : Une victoire sur Brive et le début de saison aurait été qualifié de bon. Avec la défaite, les corbeaux se sont amoncelés le long de la main courante et l’avenir s’est considérablement obscurci. Pourquoi ?
Pour se maintenir, il faut minimum 9 victoires, ce qui implique déjà malheureusement des performances à l’extérieur. En est-on capable ? Rien de moins sûr car même dominatrice, l’équipe ne s’est pas imposée à Paris, ni face à Castres devant son public. Sans la culture de la gagne, sans la hargne associée à une maêtrise sans faille, on ne gagne pas à l’exterieur sauf à tomber sur une équipe qui déjoue comme ce fut notre cas ce week-end mais aussi celui de Brive contre Bayonne ou de Auch contre Bourgoin.
De plus, Dax est devenu ce week-end un impératif de victoire pour la quasi totalité des clubs de l’élite. Lorsque Brive, dernier à zéro victoire vient s’imposer chez vous, c’est plié, aucune équipe ne fera l’impasse sur le voyage à Boyau. Vous allez me dire, mais qu’est-ce qu’il raconte celui là, c’est une évidence que tout le monde va venir chez nous pour gagner. Erreur. On aurait battu Brive, puis Bourgoin et Castres, le regard sur Dax aurait été différent. L’an passé, Albi notamment avait marqué son territoire et l’on ne se déplaçait plus la bas comme en début de saison.
Alors tout n’est pas noir bien sûr et rien n’est perdu après cinq matches, bien heureusement. Mais le couteau sous la gorge, les Brivistes l’ont laissé à Boyau avec un grand sourire. Ceci dit, tout peut basculer très vite. Une victoire à Albi et les situations des deux clubs sont échangées. Mais a-t-on un rugby pour s’imposer à Albi ?
Car l’autre question dérangeante de ce début de saison est liée au jeu mis en place. On a gagné un match, le seul où l’on n’a pas joué, ou si peu. Croire que l’on va passer par nos trois-quarts comme à Paris est une hérésie et Albi va gentilment nous le rappeler dès le 5 Janvier. Le niveau de notre équipe implique une efficacité de tous les instants et ne pas prendre 3 points à 0/6 à domicile est une insulte au rugby (et à l’adversaire au passage que l’on a paraît-il peut être sous-estimé, quelle honte de lire ça ! ) Si l’on n’a pas compris qu’à ce jeu, il faut prendre le score ou au moins rester à porter de pied pour exister, on ne gagnera aucun match. Après, c’est noble de vouloir jouer à tout va.Cela a failli réussir à Paris, mais cela nous a aussi coûté le match, ne l’oublions pas. Jouer avec des mauls pénétrants est certes réducteur mais évite les contres et surtout fait avancer l’équipe sans trop la fatiguer, en usant l’adversaire. On a un pack pour le faire, comme les brivistes samedi ou sans surprise les Albigeois le 5 Janvier. Pourquoi s’évertuer à ouvrir ? Notre charnière a ses qualités mais est très lente et les trois-quarts reçoivent ballon et adversaire en même temps, en étant de plus trop souvent à plat. Leurs qualités techniques individuelles n’étant pas supérieures aux adversaires, c’est plié avant même que la balle sorte du regroupement. Par contre, et on l’a déjà vu, cette équipe est bonne sur les balles de récupération. Voilà, ce n’est que mon avis, mais il me semble que l’on se fourvoie en écartant nos propres ballons. Cela nous a coûté deux matches déjà et beaucoup d’énergie, d’autant plus dommageable que l’on n'a pas une troisième ligne très coureuse.
A venir, joueurs et recrutement.
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L'auberge espagnole
J’ai été chargé de traiter de la Pro D2. Cela me donne l’impression que je vais susciter autant d’intérêt qu’un trésorier présentant un rapport financier lors d’une assemblée générale. En effet, on oublie souvent très vite d’où l’on vient et la majorité de ceux qui fréquentent ce site n’auront qu’un regard distrait sur l’étage inférieur si proche et pourtant désormais si loin de leurs préoccupations.
Cependant, à l’intention des nostalgiques et des passionnés de tout ce qui touche au rugby, je m’acquitterai avec plaisir de la mission que les administrateurs ont eu la faiblesse de me confier.
Cette deuxième division, le terme « Pro D2 » ne me semblant qu’une litote ne parvenant pas à préserver la susceptibilité de ceux qui y tombent, représente un sacré paradoxe, une sorte d’auberge espagnole où se côtoient des pensionnaires très différents. Pour filer la métaphore, certains seraient des pensionnaires des « Prés d’Eugénie » quand d’autres se contentent d’un plateau à la cafeteria. Examinons de plus près les clients, en commençant par ceux pour qui la présentation de l’addition ne suscite guère d’émoi.
A tout seigneur, tout honneur, traitons d’abord du club que l’on pourrait surnommer le « Paris Hilton » de la ProD2 tant il fit l’an dernier parler de lui sans faire grand-chose. Même tapage médiatique à l’inter-saison, pour un même résultat ? Espérons que non pour les supporters rouge et noir qui aiment trop leur club pour supporter qu’il soit la risée de tout le monde rugbystique. Alors on a fait dans le lourd, le très lourd ! Tous les trésoriers se réjouissent d’avance de la recette que procurera la venue de l’ (invincible ?) armada. Aurait-on pu imaginer voir en Pro D2 des Gregan, Oliver, Mattfield et autre Merthens ? Non bien sûr avant de se rendre compte que désormais le « défi sportif » se mesure au nombre de zéro sur un chèque et dont Umaga, qui en bénéficia l’an dernier, a indiqué le filon aux autres. Faut-il en rire ou en pleurer ? Les « fadas » oublieront tout dans la victoire, les adversaires malheureux auront des excuses toutes trouvées en cas de défaite. La feuille de match fera trembler tout le monde ; reste que le ballon est ovale, les amalgames jamais garantis, Umaga entraîneur débutant, l’opposition survoltée et le climat toulonnais souvent perturbé.
Qui choisir derrière le Moloch supposé de ce championnat ? Le S.U AGEN, tombé dans le ridicule d’un projet trop ambitieux pour s’écraser malgré un potentiel important. Courir après sa grandeur en partant de la Pro D2, il va falloir pratiquer les marches forcées ! Surtout que, comme pour le R.C.T, la motivation des adversaires sera au maximum. Il reste quand même un effectif de qualité au-dessus de la moyenne et le père Broncan. A propos de ce dernier, on attend avec curiosité comment sa gestion à la fois affective et sévère parviendra à s’accommoder de joueurs moins modestes que ses gersois et notamment du fantasque Caucaunibuca.
Le RCNM qui faisait de la résistance (assez admirable) depuis plusieurs années, a fini par tomber du coté où il penchait, sans faire l’économie d’une crise sportive douloureuse entre un joueur emblématique et ses entraîneurs. L’hémorragie de très bons éléments était inévitable et le recrutement apparaît, au premier abord, assez hétéroclite. Les handicaps des narbonnais résident en partie dans son public versatile, leurs riches voisins et le fait que seuls deux clubs monteront.
Et maintenant, le petit devenu grand par les vertus du prince. Pour le recrutement, une méthode simple : virez tout le monde et achetez, budget illimité ou presque ! Cette méthode de gestion humaine style TF1 a failli (c’eût été très drôle…) envoyer le Racing en Fed 1 mais les dieux veillaient et voici le Métro postulant pour la montée en Top 14. L’histoire parisienne peut-elle bégayer ? Le doute est permis, surtout en mettant un Berbizier, dont on connaît l’heureux caractère, à la tête de cette armée mexicaine.
A l’opposé, les rochelais poursuivent leur parcours d’ambitieux raisonnables auquel on n’est pas persuadé qu’ils croient vraiment eux-mêmes. La sagesse transparaît dans leur recrutement compensant de légers départs. Les valeurs des maritimes ne sont-elles pas déjà surannées ou une certaine forme de morale sportive peut-elle être récompensée ? Il y a fort à craindre que le film n’ait pas forcément une « happy end ».
Une déjà vielle gloire désespère de retrouver ce qu’elle pense être sa légitimité. L’A.S.Biterrose ne fait plus trembler grand-monde. Son recrutement ne fait guère sensation, aveu de capacité financière désormais très ordinaire. Dans un secteur géographique encombré par un nouveau venu sans son histoire mais plus moderne, et adapté à la philosophie du rugby-pro, l’A.S.B végète. Va-t-elle maintenant dépérir ?
Autre « has-been » un peu pathétique : Pau. Encore plutôt à l’aise financièrement, ce qui était la « Section » manque d’âme et tente de compenser ce défaut par un recrutement où l’on sent la patte plus rude que subtile de Duplantier. Les palois, spécialistes du gaspillage des excellents jeunes qu’ils forment, trouveront-ils l’équilibre et les résultats que leur fidèle public espère ? En terme de pronostic, c’est une grosse côte.
En parlant du « tigre de papier », je veux dire le L.O.U, « has been » avant d’avoir été célèbre, nous descendons d’un cran. L’épisode Penaud avait fait sourire tous les initiés l’an dernier et le « turn-over » de cette année sent la réduction de la voilure. Les bons et fidèles arrêtent (Delannoy, Fiorése) les mercenaires, comme on peut s’y attendre, bougent et là aussi, le recrutement est aussi exotique qu’incertain. Rançon d’une mégalomanie qui n’a pas rencontré les moyens de ses ambitions, ce Lyon était bâti sur du sable et des illusions ; or, comme on le vérifie souvent en rugby, l’humilité est une vertu essentielle pour parvenir au sommet.
Si l’on s’en tient, aux précédentes saisons, il conviendrait à présent de parler d’Oyonnax. Ce déplacement ressemble pour la plupart des clubs à un voyage en enfer pour la longueur du déplacement. De cet enfer on en revient mais le plus souvent meurtri au physique et au moral, défaits par un rugby qui ne s’embarrasse guère de nuances, s’en remettant aux basiques de la solidité et de la vaillance. Cette simplicité a suffi jusqu’alors mais l’intersaison a vu certains des joueurs importants migrer vers Bourgoin et Pau, ainsi que le départ de l’emblématique entraîneur Catinot. La spécificité de l’Ain résistera-t-elle une année de plus ?
Renouvellement important d’effectif pour la nébuleuse bordelo-béglaise dont on discerne assez mal le vrai potentiel, ni les ambitions à moyen terme d’ailleurs. Pas de noms très connus, mais une solidité supposée pour ce club dont la particularité la plus remarquable réside aujourd’hui dans des initiales impossibles. On peut penser qu’il bataillera dans la deuxième partie du tableau et dans un certain anonymat.
Moment toujours réjouissant, parlons du T.P.R. Ce club faillit rejoindre l’an dernier son bienfaiteur, à savoir le C.A.L. Par ailleurs, on parla encore d’un déficit important mais la DNACG est tellement habitué aux avatars financiers des hauts-pyrénéens, sorte de « soap-opéra » qu’on connaît par avance la fin heureuse à défaut d’être morale. Fortassin le buteur est parti mais la venue d’Apanui compensera cette perte. Deux autres recrues : Kopetzky et Navès devraient améliorer, et ce n’est pas du luxe, la tenue des lignes arrières. Reste que l’effectif semble un peu juste et que la mêlée tarbaise ne devrait pas faire reculer grand-monde l’an prochain. Et surtout l’impression que ce club finit par décourager, par son manque de sérieux, les investisseurs.
Et Grenoble ? La légion étrangère se renouvelle sans tapage et un joueur connu, le briviste Campo arrive. L’ancien club emblématique des alpes se traîne dans l’anonymat de la deuxième division professionnelle et rien ne laisse penser qu’il en sorte de sitôt. Comme d’autres, il n’est plus qu’un nom qui donne un lustre nostalgique à une affiche et qui fait soupirer les anciens.
Limoges, le miraculé sauvé grâce aux frasques financières des gaillacois, avait vu partir un bon nombre de joueurs titulaires mais a récupéré intelligemment des laissés pour compte de valeur du voisin briviste : Maleyrie, Clark, Bonetti. Il peut donc, avec cette assise, profiter de cette nouvelle chance pour se maintenir.
Blagnac fait partie, à priori, des candidats à la descente, du fait de son statut de promu. Un recrutement de joueurs de Pro D2, honnêtes soldats sans plus, confirme cette impression. Mais on a vu, dans le passé récent, que de modestes formations compensent leurs faiblesses par du courage. N’en faisons donc pas une victime désignée.
Le retour d’Aurillac n’est que justice. Ce club ne descendit, il y a deux ans que par la conjugaison de résultats que l’on qualifiera de…curieux. Après un parcours royal en Fédérale, il revient en perdant son ouvreur Sweeney dont on attend de voir les prestations deux étages au dessus. On pourrait penser qu’il existe un jumelage entre le Cantal et l’Afrique du Sud puisque sept joueurs sud’afs débarquent au S.C.A ! Le recrutement est très cosmopolite dans son ensemble, ce qui n’est pas un gage d’homogénéité. A voir.
Je finirai bien sûr cette revue des clubs par le Stade Montois et on me pardonnera de m’y attarder. Mon club, après y avoir longtemps résisté, à fini par céder, contraint et forcé, à l’invasion des joueurs étrangers. Deux piliers d’abord un sud’af venu de Gaillac, Grobler, et le sympathique Da Silva, portugais, ex-toulonnais venu de Nîmes. Rajoutons deux pilars basques : Ormachea et Etcheverry. Ces arrivées pour tenter de nous faire oublier Laussucq et Tuuaghalaa qui firent tant de mal l’an dernier à la mêlée du Métro (et à tant d’autres !) que ce club vint les débaucher à prix d’or.
Deux autres étrangers en seconde ligne : le canadien Tait et un sud’af Rawls, pour résoudre notre désespérant déficit en touche depuis plusieurs saisons ; pour les mêmes raisons fut recruté Giraud, espoir toulousain. On espère que la perte de Caillet sera compensée par un autre sud’africain, l’ancien troisième ligne centre de l’Aviron : Van Schalkwyk, en mettant un cierge pour que son genou blessé tienne. La charnière est conservée, ce qui constitue une bonne nouvelle : Lopez vif et Tandonnet lucide constituant un équilibre à la mêlée et Arrayet nous ayant été très précieux au pied l’an dernier. Derrière, on a gagne de la puissance avec Chedal et en gardant Harder avec, dans le même registre à l’aile Machkaneli, le georgien que les biterrois ont du regretter d’avoir laissé partir. Avec en plus un centre toulonnais, Pagnon et un centre-ouvreur, Colett arrivé de gironde, on tremblera moins à la moindre blessure des trois-quarts.
Reste qu’il faudra manager tout ce monde et que le duo Dal Maso-Prosper doit faire ses preuves dans ce travail. Reste aussi que, si Benoît Dauga pouvait être critiqué sur certains aspects, sa stature, son aura de joueur et son dévouement désintéressé imposaient le respect. En sera-t-il de même avec le nouveau président ? Les débuts de la nouvelle équipe n’ont pas été marqués par un véritable sens de la communication ni par une lecture très claire de la politique générale du club. Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement dit-on. Pour l’instant, nous n’en sommes pas là au Stade Montois.
Voilà cette Pro D2 qui s’apparente à une auberge espagnole tant les ambitions et les moyens des clubs qui la composent sont disparates. Espérons que ce qui en faisait sa particularité, à savoir l’incertitude des résultats, ne pâtira pas de cette évolution.
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- Écrit par : Bruno
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Voici un dossier de presse réalisé sur le stade qui vient compléter l'étude faite hier.
Dossier réalisé par Alex.

http://www.defosdurau.fr/2007/03/27/nexity-ou-la-philanthropie-cotee-en-bourse/
Intervention lors du Conseil municipal du 26 mars 2007
Monsieur le Maire, vous nous demandez ce soir d’émettre un accord de principe sur la poursuite des études du nouveau stade et d’un espace commercial.
Vous parlez de poursuite c’est donc que les études en question, et nous en avons eu la confirmation tout à l’heure, ont déjà été engagées, depuis un an, avez-vous dit, sans que le conseil municipal ait été saisi, mais ce n’est sans doute qu’un détail dans ce dossier qui nous intéresse ce soir.
La délibération qui nous est proposée est un modèle du genre : en effet comment ne pas être d’accord sur le fait que la ville de Dax doive participer à la redynamisation du commerce du centre ville qui en a le plus grand besoin et apporter son soutien aux clubs sportifs et notamment à ceux qui ont fait et font toujours aujourd’hui une partie importante de sa renommée.
Ce qui est étonnant, c’est que l’on aborde ces deux objectifs dans une seule et même délibération.
Il me semble que ces deux sujets sont suffisamment importants pour être traités séparément et qu’avant de parler de déplacer le stade actuel il faudrait peut-être se poser la question de savoir si un espace commercial et de loisirs de 27 000 m2 à 200m du centre ville est vraiment la réponse adaptée au déclin du commerce du centre ville.
J’ose espérer que ce n’est pas une réponse vengeresse à l’implantation du Grand mail à St Paul-les-Dax avec qui il serait plus intelligent de travailler en complémentarité plutôt qu’en opposition !!!
Je ne suis pas experte, évidemment, mais pour avoir discuté avec certains, j’ai cru comprendre que les équilibres étaient fragiles et qu’il fallait être très prudent.
La société Nexity-commerce nous a dit que cet espace commercial n’accueillerait que des enseignes non présentes dans le centre ville et que ce seraient des moyennes surfaces de notoriété (FNAC, H&M, Zara…)
Elle nous dit également vouloir agir en complémentarité avec le commerce du centre ville, mais avec quels liens, quelles synergies ?
Les acheteurs une fois dans cet espace viendront-ils dans le centre ?
Alors on peut se poser la question de savoir si les commerçants franchisés ne quitteront pas le centre ville pour s’installer dans ce nouvel espace ?
Que deviendront alors les commerçants indépendants qui seront obligés de rester dans un centre ville déserté ?
Que deviendront les Nouvelles Galeries, pilier de notre commerce en centre ville et qui sont en train d’investir dans un programme de réhabilitation de grande ampleur ? Et l’Espace culturel Leclercq si il y a une FNAC ?
Ne risque-t-on pas de faire mourir le commerce du centre ville au lieu de le renforcer ?
Vous me répondrez que c’est justement le but de l’étude que vous nous demandez de poursuivre. Soit !
Ce qui m’étonne alors, c’est que vous ayez décidé de confier cette mission « gracieusement » à la société NEXITY-Commerce, dont nul n’ignore qu’elle est un leader national de la promotion immobilière, dont le directeur Alain DIDIN est un proche de N.SARKOZY.
J’ai donc plusieurs questions à vous poser, Mr le Maire :
- Depuis quand les sociétés privées travaillent-elles « gracieusement » pour les collectivités territoriales ?
- La ville de Dax n’aurait-elle pas du lancer une consultation pour une étude de cette envergure ?
- Et, enfin, comment la ville de Dax peut-elle confier une étude de faisabilité à des gens qui sont juges et parties puisque ce sont les mêmes qui font l’étude et qui construiront l’espace commercial et le futur stade ?
Permettez moi, M. le Maire, de douter de l’impartialité de la société NEXITY-Commerce.
En ce qui concerne la requalification du stade M. Boyau et la construction d’un « stade digne de Dax », vous nous dîtes dans la délibération que « la cession des terrains assurera le financement d’un nouveau stade ».
A priori cela semble extrêmement surprenant, quand on connaît le prix de ce terrain de 4 ha. qui est en effet évalué à 3 millions d’euros par les domaines, mais la société NEXITY-commerce s’engage à l’acheter à la ville de DAX pour le prix d’un stade !!
Alors combien peut bien coûter ce nouveau stade, cette « cité sportive » comme vous l’appelez et la décrivez, avec son stade d’honneur de 10 à 15000 places, ses 6 terrains d’entraînement, ses salles destinées aux sports collectifs et ce que vous avez oublié de mentionner comme une piste d’athlétisme, des loges, des salles de réunions etc. Ce projet-là, renseignements pris, pourrait coûter de 35 à 40 millions d’euros .
Alors je trouve que la société NEXITY-commerce est particulièrement généreuse : on ne lui paye pas ses études et en plus elle nous achète un terrain 10 fois plus cher que ce qu’il vaut, elle construit un espace commercial de 27000 m2 et une cité sportive !
Si la philanthropie était cotée en bourse, la société NEXITY-commerce serait assurément en haut du tableau !!
Enfin il faudra que la ville de DAX trouve un terrain suffisamment vaste pour accueillir ce nouveau complexe sportif (vraisemblablement 10 à 12 ha) et là nous n’avons aucun élément de réponse sinon que si on ne trouve pas de terrain assez vaste sur DAX, il n’y aura pas de stade sur DAX.
Mais si, comme cela semble être le cas, la ville de DAX veut absolument positionner un stade à DAX, peut-être aurons nous au final un stade a minima qui ne correspondra pas forcément aux attentes des clubs sportifs.
A ce moment –là pourquoi ne pas réhabiliter l’existant ?
J’ai l’impression que l’annonce des études de ce projet d’espace commercial et de nouveau stade, tout comme l’annonce par le Pays ALO d’une étude également sur un nouveau stade, procèdent du même état d’esprit : ce sont plus des effets d’annonce pré-électorale qu’autre chose, et je trouve cela dommage.
Nous sommes enfin passés en Communauté d’agglomération en décembre dernier.
Ne serait-il pas plus pertinent de réfléchir calmement dans ce cadre là à la réalisation d’un tel équipement ? Je sais bien que la communauté d’agglomération n’a pas encore la compétence sportive, ce serait peut-être l’occasion de la prendre.
Les joueurs de l’USD portent bien le logo de la communauté d’agglomération sur leur maillot, ça ne les empêche pas de rester dacquois.
Nous aurions ainsi la certitude de pouvoir répondre à la fois aux attentes des clubs sportifs et à celle de la population de notre agglomération qui va augmenter très fortement dans les années à venir.
6 commentaires sur “NEXITY OU LA PHILANTHROPIE COTEE EN BOURSE”
1. belle de nuit dit :
28 mars 2007 à 10:11
Pour relancer le centre ville, il faut avant tout des clients. Parmi ces clients il y a les curistes. Malheureusement le nombre de curistes baisse d’années en années.
Au lieu de dépenser beaucoup d’argent et d’énergie au projet d’un nouveau stade (est ce bien nécessaire?), il faudrait peut être se concentrer sur la relance d’un secteur en baisse depuis plusieurs années.
Je regrette que le site des Baignots soit consacré à de la promotion immobilière (mais il faut bien financer le projet pharaonique des berges) alors que ce site aurait pu un temps accueillir un équipement du type Calicéo. Avec un tel équipement la ville de Dax, aurait pu accueillir une clientèle nouvelle plus jeune et compenser ainsi la baisse de fréquentation de la station thermale.
2. arthur dit :
28 mars 2007 à 10:27
La ville de Dax prendra t’elle en charge la construction d’un nouveau stade si les études de ce cabinet se révèlent peu concluantes ?
Il faut en effet savoir que l’agglomération de Bayonne accueillera bientôt une zone commerciale immense avec comme tête de pont Ikéa, une zone digne de celle de Bordeaux Lac.
L’objectif de Forté de faire patienter la direction d’un club, l’USD jusqu’aux prochaines élections en lui faisant miroiter la construction d’un tel équipement.
Car aujourd’hui la ville est incapable d’absorber la construction d’un nouveau stade sans mettre gravement en péril la situation financière de la ville.
3. Florence dit :
13 avril 2007 à 9:45
Si les études de Nexity ne sont pas concluantes, je doute que la ville de Dax se lance dans un tel projet. La ville de Dax est effectivement, aujourd’hui, dans l’incapacité de financer la construction d’un nouveau stade étant donné la dette qui pèse déjà très lourd sur les finances de la ville. C’est pourquoi J.Forté veut monter une soit disant opération blanche avec Nexity. En effet, la vente du terrain du stade actuel à Nexity pour y installer son espace commercial, doit, d’après lui, couvrir le coût du futur stade. Lorsque l’on sait que ce terrain a été évalué par les domaines à 3 millions d’euros et que le coût d’un stade, tel qu’il est envisagé par l’USD, est au moins de 30 millions d’euros, on a de quoi se poser des questions. Cela voudrait dire que Nexity serait prêt à payer le terrain 10 fois plus cher que son coût réel. Je n’y crois pas et suis certaine, si le projet devait se faire, que la ville de Dax aurait de toutes façons à engager des fonds.
Le problème, comme je l’ai dit dans mon intervention, est que Nexity est juge et partie, et donc, a priori, difficilement impartial.
4. dacquois dit :
14 avril 2007 à 11:51
Navré Florence, la menace est importante car l’affaire est assurément techniquement réalisable. Je ne m’apesanterai pas ici sur les modalités pour ne pas donner des idées aux petits de Cecilia mais on peut donner en nature à Nexity une somme trois fois supérieure à celle qu’elle investira sans bourse délier à travers un changement de nature de certains espaces.
Le grand stade ne sera pas à Dax bien sûr, et Gigi l’a dit dés le lendemain de l’annonce de Forté.
Seul le Grand Dax a la vocation et les moyens financiers de réaliser cela.
Quant aux commerces, halte à la démagogie ! Un tel espace conduirait à une détérioration considérable des affaires des commerçants de l’ancien centre ville.
La population n’est pas encore là pour compenser le manque à gagner.
Cet espace doit être mis à profit pour résorber avec un parking aérien le pb du stationnement dans le centre d’une part, accroitre encore les espaces verts du centre d’autre part.
Un groupe comme Nexity va déshumaniser l’espace de vie et le standardiser à l’instar de toutes les villes du monde qui y ont eu recours. Je doute que nous voulions diluer le caractère dacquois dans un projet culturel uniformisant.
Bref, il ya urgence à trouver un contre feu.
5. dacquois dit :
24 avril 2007 à 8:30
Pendant toute cette campagne, Sarkozy a longuement tenté de séduire les électeurs déçus en dérive à l’extrême droite prétextant que certains de ses électeurs étaient tout à fait respectables : ce que je ne dénigre pas.
A l’évidence, son alter cabot dacquois n’a pas compris la leçon. Il est vrai qu’il fait plus naturellement parti des électeurs d’extrême droite égarés à droite et s’est senti très à l’aise dans ces discours.
Selon Sud Ouest qui le rapporte, Jacques Forté aurait dit, parlant de l’UDF non présent au second tour et de ses électeurs : ” quand le bateau coule, les rats s’en vont…vous verrez ils ne seront plus nombreux dans quelque temps…”
Maintenant, ma chère Florence, la courtoisie a ses limites.
Pour excéder un centriste, il faut vraiment faire preuve d’une bonne dose de connerie.
A l’évidence, pas besoin d’analyse, celui là est biologiste : il connait le surdosage.
Nous ne sommes pas des rats; nous entendons que tu le fasses savoir.
Je ne discute pas ici de position au plan national.
Ici, Forté n’a pas l’once d’un soupçon de tolérance qui rendrait une conciliation avec l’UDF acceptable.
Exigeons des excuses publiques ou tirons en les conclusions et vite. De l’autre côté, au moins, ils sont polis.
Si l’UMP veut un jour un accord sur Dax avec l’UDF, il lui faudra désormais mettre quelqu’un d’autre, si possible pas un malade.
6. arthur dit :
24 avril 2007 à 9:42
je suis choqué par la violence des propos tenus par le Maire de Dax. Mépriser de la sorte les élus de l’UDF et leurs électeurs n’invite pas au rassemblement.
J’aimerais bien savoir ce que Alain juppé pense de tels propos lui qui est venu inaugurer la permanence de J. Forté.
Moi qui ai voté Sarkozy à la présidentielle, je ne voterai pas Forté aux législatives.
http://www.aquieco.com/fr/actualites_economiques/revue_de_presse/article.php?itm=702
Projet commercial à Dax : Nexity veut rassurer Le : 13/04/2007
Face à l'inquiétude des commerçants dacquois concernant le projet d'un futur stade et d'un centre commercial, Philippe JOVIGNOT, directeur de l'expansion et du développement à NEXITY Commerces, précise que ce nouvel ensemble commercial et de loisirs dédié à la famille, accueillera des boutiques de décoration, de culture et d'électroménager. Trois commissions, "commerce", "aménagement urbain" et "sport", vont être mises en place ce mois-ci. Elles communiqueront fin juin les résultats d'études réalisées par des cabinets indépendants et financées par NEXITY. Un projet global du centre ville est attendu fin septembre, et celui de la cité sportive fin octobre.
Publication : SUD OUEST 11/04/2007
Auteur : Serge AIROLDI
http://www.dax.fr/upload/DAXMAGAZINEmai2007.pdf
La construction du stade apparaît aujourd’hui comme une impérieuse nécessité. Les résultats de l’équipe fanion de l’USD et la qualité de la formation ont conduit la municipalité dacquoise à prendre la décision d’offrir aux supporters, aux joueurs, aux dirigeants et à tous les bénévoles une enceinte digne du TOP 14.
L’avenir du stade Maurice Boyau
L’interet des Dacquois impose à tous de prendre le temps de la réflexion, d’éviter les prises de positions partisanes et purement politiciennes, de se préserver d’ériger la défense d’intérêts privés et catégoriels en débat sur l’intérêt général. Ce dossier nécessite une vision d’ensemble. Notre action doit, en effet, être guidée par la priorité donnée à l’emploi et aux conditions d’existence des Dacquois, des Dacquoises et des générations à venir.
Un choix difficile qui doit concilier des impératifs multiples
L’implantation d’un stade n’est pas une décision neutre en terme d’animation de la cité. Le projet retenu devra concilier confort, respect de l’environnement et proximité. Il devra participer au développement économique et social de la ville en offrant un écrin susceptible d’accueillir des grands évènements sportifs et notamment rugbystiques mais aussi de grandes manifestations et concerts pour offrir aux jeunes et aux moins jeunes… Une commission extra municipale composée des représentants de la municipalité, des services de la ville, des dirigeants de l’USD, de la JAD, et des principaux clubs de la cité, des représentants des supporters... se réunira dans les prochains jours pour étudier sereinement les différentes hypothèses. Les possibilités sont diverses présentant chacune des avantages et des inconvénients.
La rénovation du stade en centre ville est une solution qui peut, de prime abord, paraître séduisante. Elle offre l’avantage de la proximité. Maurice BOYAU apparaît aujourd’hui en effet comme la propriété des supporters qui y ont vécu les plus grands exploits des rouges et blancs, les supporters s’y sentent chez eux. Ils y ont leurs habitudes. Mais le maintien des installations sur place offre aussi des inconvénients.
Ainsi au delà des problèmes de stationnement, cette solution pose un problème de nature financière. En effet la ville ne pourrait pas avec son budget, compte tenu de l’importance limitée de sa population construire à ses frais un stade et une salle de spectacle, plus des salles de sports sans demander un effort supplémentaire important aux contribuables. La simple construction d’un stade entraînerait 43,3% d’augmentation du taux de la taxe d’habitation pendant 15 ans. La ville doit donc faire preuve d’imagination. La recherche de sources de financements novateurs s’impose. C’est dans cet esprit que nous menons une réflexion sur les contrats de partenariat public/privé (PPP) et les financements privés.
A proximité du futur golf cette hypothèse à SAUBAGNACQ permettrait d’imaginer la réalisation d’une cité des sports et des loisirs, espace de rencontre et de convivialité.
La synergie entre toutes ses activités est séduisante mais les problèmes d’accès et de maîtrise foncière restent forts.
A Broy de Bas, la recherche de terrain pourrait paraître plus aisée, les dessertes et voies d’accès proche de l’idéal mais cet emplacement ne semble pas faire l’unanimité non plus. La discussion en cours permettra ici encore d’orienter les choix. D’autres zones au sud de Dax sont également envisageables.
Hors de DAX. Il nous semble qu’implanter le stade hors de DAX pourrait, au delà des contraintes de transports pour une majorité de dacquois, porter atteinte à l’histoire de notre ville, à sa culture et à ses traditions. L’intérêt des Dacquois impose à tous de prendre le temps de la réflexion, d’éviter les prises de positions partisanes et purement politiciennes, de se préserver d’ériger la défense d’intérêts privés et catégoriels en débat sur l’intérêt général. Ce dossier nécessite une vision d’ensemble. Notre action doit, en effet, être guidée par la priorité donnée à l’emploi et aux conditions d’existence des Dacquois, des Dacquoises et des générations à venir.
Une opportunité d’utiliser pleinement les terrains de l’actuel stade Maurice Boyau
Le commerce en centre ville souffre, il est de notre devoir de l’accompagner dans sa réflexion et sa démarche de revitalisation. Aussi quels que soient les projets qui nous seront présentés, rien ne sera fait qui puisse porter préjudice aux commerçants locaux.
Ceci étant dit, si rien ne se fait aujourd’hui pour attirer une clientèle nouvelle sur DAX ou retenir la clientèle locale, l’évasion commerciale se poursuivra. Il n’existe pas d’espace commercial dans les Landes à vocation régionale. Il sera à DAX ou ailleurs sur la façade atlantique. Faisons en sorte qu’il soit à Dax de façon à redynamiser notre centre ville du marché couvert au stade actuel. La proposition qui nous est faite n’a pas son équivalent en Aquitaine. Cette réalisation associée au potentiel commercial du centre ville existant serait une force d’attraction dont toute l’agglomération profiterait en terme de créations d’emplois (600 emplois supplémentaires) et de dynamisme. Elle engendrerait une augmentation des recettes fiscales équivalente à un emprunt de 4 millions d’euros soit 7% du produit de la taxe foncière. Somme qui s’ajouterait à la participation de l’aménageur de 18 millions d’euros. Bilan pour la ville : 600 emplois et 22 millions d’euros sans compter les retombées sur le commerce et l’économie locale.
Créer des locomotives en centre ville pour attirer la clientèle dans la zone piétonne et assurer la liaison entre les deux sites commerciaux
Soucieuse de transparence, la municipalité a décidé de mettre en place une commission du commerce composée de représentants de la mairie, des associations de commerçants, des consommateurs... Il lui appartiendra de débattre des différentes opportunités et de se prononcer sur le projet de l’espace commercial mais aussi sur le réaménagement des halles et du marché couvert ainsi que sur les projets de parking dans le centre actuel. Elle sera entendue.
Pour assurer la liaison entre les deux secteurs commerciaux d’importants travaux d’aménagement seront réalisés une troisième commission sera créée à cet effet.
Alors réfléchissons ensemble, à l’avenir de DAX et de sa population.
DAXmag - Le magazine d’information de la ville de Dax - mai 07 - n°21 – 11
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http://www.landes.cci.fr/revue_presse.asp?LANDPRESS=106#article2531
Le stade de Dax ferait place à des commerces
La municipalité de Dax a engagé une étude en vue de redynamiser son coeur de ville sur une zone allant du marché couvert à l'hypermarché Carrefour. Le projet prévoit notamment la création d'une zone d'activités commerciales à l'emplacement du stade municipal. Le groupe Nexity est sur les rangs pour racheter et aménager cette nouvelle zone commerciale, qui accueillerait des enseignes de moyenne gamme, peu ou quasiment pas présentes en Aquitaine. Par ailleurs, la proposition de Nexity comprendrait la prise en charge de la construction d'un nouveau stade. Le groupe d'origine canadienne, Simon Ivanhoe, se serait également porté candidat.
APS - 25/05/2007
Sud ouest du 1er juin 2007
USD - Les joueurs et les dirigeants étaient reçus hier soir à la mairie par Jacques Forté qui les a félicités
Une subvention exceptionnelle de 500 000 euros
« Je suis un maire fier et la Ville vous remercie. » Jacques Forté recevait hier soir les rugbymen de l'USD pour les féliciter de leur accession en Top 14 la saison prochaine. À cette occasion, le maire a annoncé aux dirigeants une subvention exceptionnelle de 500 000 euros qui a été saluée par des applaudissements. Jacques Forté a également parlé de l'importance de ce succès, dimanche, contre La Rochelle pour la Ville bien sûr, mais aussi pour l'agglomération et le département. Et aussi il a parlé du stade. D'abord pour rappeler qu'en son temps, le maire Milliès-Lacroix avait déménagé le stade de Cuyès à son emplacement actuel qui n'était pas encore le centre-ville. « Maintenant, c'est ce qu'il faut faire à nouveau », a-t-il ajouté avant de rapporter une anecdote qui l'a « choqué » dimanche soir. « Des gens m'ont dit, tout ça c'est politique ». Et de dire aux joueurs : « Vous valez mieux que ça. Nous avons un terrain de 14 hectares avec un accès facile tout en étant en ville. Si le projet se fait, ce sera une belle opportunité ». Le maire faisait allusion au terrain près de la rue Pascal Laffitte dont il disait dimanche soir au stade qu'il l'avait « réservé » (voir notre édition de mardi). Interrogé sur ce sujet mardi, il nous disait alors « qu'il n'existait pas de sous-seing privé » mais que le propriétaire susceptible de vendre se serait « engagé » à le faire.
http://www.sudouest.com/150907/vil_lan_dax.asp?Article=150907aP856268.xml
GRAND STADE. --Gabriel Bellocq, le chef de file de l'opposition socialiste, dénonce la volonté de Jacques Forté de régler le dossier du stade de l'USD avant les élections
« C'est inacceptable » : Propos recueillis par Jefferson Desport
Si on ne sait pas encore qui mènera la liste du Parti socialiste pour les prochaines municipales dacquoises, il n'empêche que Gabriel Bellocq, le chef de file de l'opposition de la rose, est d'ores et déjà dans les starting-block, pour ne pas dire très affûté. En effet, s'il ne se déclare pas ouvertement candidat pour la conduite de la liste, préférant souligner que « plusieurs hypothèses sont envisagées dont la sienne », c'est néanmoins lui qui est monté au créneau hier pour commenter les derniers événements de l'actualité dacquoise. Un tour d'horizon qui donne, bien entendu, un avant-goût des sujets qui rythmeront cette campagne des municipales.
« Sud Ouest ». L'opposition socialiste du Conseil municipal est jusque-là restée discrète sur l'annonce de la candidature de Jacques Forté. Qu'en pensez-vous ?
Gabriel Bellocq. Nous l'avons appris dans la presse. Elle a semblé quelque peu précipitée et révèle certaines dissonances au sein même de la majorité municipale. Y compris chez certains adjoints. Nous savons que quelques-uns d'entre eux réfléchissent à quitter Jacques Forté pour alimenter d'autres listes.
Le maire de Dax a réaffirmé son intention de trancher la question du grand stade avant les élections. Comprenez-vous cette décision ?
À six mois des élections, c'est inacceptable.
« On ne peut pas faire supporter au contribuable ce nouveau stade »
Quelle est la position du groupe socialiste sur ce sujet ?
Nous sommes contre la création d'un nouveau stade. Depuis le début nous avons émis les plus vives réserves. D'abord parce que nous considérons que la construction d'un ensemble commercial de 28 000 mètres carrés à la place du stade Maurice-Boyau signerait la mort du commerce du centre-ville. Lequel souffre déjà des carences de la gestion de la ville en matière de stationnement et de circulation.
Vous êtes donc partisan d'une rénovation du stade ?
Oui. Construire un nouveau stade demandera au minimum 40 millions d'euros. Mais ça pourrait être plus. Le stade de Montpellier a coûté 60 millions d'euros. Mais surtout ni la Ville, ni Nexity n'ont ces financements, alors que la rénovation du stade actuel coûterait aux alentours de 10 millions d'euros. On ne peut pas faire supporter la construction d'un nouveau stade aux contribuables.
Dans ces conditions où installez-vous les équipements annexes comme les terrains d'entraînement ?
La JAD, qui vient d'être transférée à Aspremont, a laissé quatre hectares disponibles. On peut les utiliser. Ça donnerait un espace équivalent à ceux des stades de Bayonne et de Biarritz. Lesquels ont tous les deux été rénovés. Je rappelle que la rénovation de celui de Bayonne a coûté 10 millions d'euros. Et que les Bayonnais sont toujours en Top 14.
Pourtant, Gilbert Ponteins, le président de l'USD, estime que l'avenir du club passe par un nouveau stade?
Je suis très surpris de son ralliement au positionnement du maire de Dax. Mais je remarque aussi que ralliement est contraire à ce que certains dirigeants de l'USD ont déjà exprimé. À commencer par Philippe Jacquemain, qui a dit que la solution d'un nouveau stade rue Pascal-Lafitte n'était pas satisfaisante.
Outre le grand stade, l'éventuel départ du groupe Accor risque également d'alimenter la campagne. Êtes-vous inquiet par cette affaire ?
Oui. Si le groupe Accor quitte Dax, les conséquences économiques et sociales seront dramatiques. Il ne faut pas oublier qu'il y a 300 emplois en jeu.
Pourtant, le Code du travail stipule que les salariés sont protégés. Ce que Jacques Forté a également rappelé?
Oui, mais encore faut-il qu'il y ait un repreneur. Et surtout qu'il intervienne rapidement. Malgré tout, je crois que le litige qui oppose la mairie au groupe Accor est secondaire. Il y a des raisons plus profondes qu'une simple histoire de travaux. Le groupe Accor perd deux millions d'euros par an. Et cette affaire intervient au moment où le groupe est en train de se recentrer sur son c?ur de métier qui est l'hôtellerie traditionnelle.
Les difficultés que connaît le thermalisme aujourd'hui ne sont donc pas étrangères à ce bras de fer ?
Je crois que tout est lié en effet. Je pense que le groupe Accor cherche un prétexte pour partir et surtout aux meilleures conditions financières pour lui. Mais s'ils partent l'activité du centre-ville s'en ressentira aussi.
À la faveur de cette affaire, l'avenir du thermalisme accompagnera immanquablement cette campagne des municipales. Que préconisez-vous sur ce point ?
Je crois qu'on a manqué le train de la diversification thermale. Le site des Baignots aurait pu nous y aider. Le maire a préféré le vendre à un promoteur immobilier qui va construire 250 logements. Ce projet n'apportera aucun dynamisme économique. Au contraire, nous avions proposé de faire ici un palais des congrès et de développer à côté des activités dérivées du thermalisme traditionnel, sur la remise en forme, la prévention, la beauté? Nous avons laissé passer des occasions énormes.
http://www.sudouest.com/150907/vil_lan_dax.asp?Article=140907aP851056.xml
Le projet du nouveau stade devrait voir le jour route de la parcelle (près de l'observatoire) sur un terrain de 14ha. L'achat par la ville de ce terrain devrait lui couter entre 5 et 6M€. Ce site semble particulièrement interessant vis à vis de sa superficie mais aussi de sa servitude (sur la route du futur contournement Est de Dax et du Pont Est).
Pour infos, un stade de 10 000 places assises, avec tout le matériel necessaire pour les XV Dacquois (5 terrains d'entrainement, salle muscu,...), un grand parking, des buvettes, des loges pour les partenaires....le coût???? Au vue des prix moyens d'un stade, surement 35M€, pris en charge à 50% par la vente de Maurice Boyau à Nexity (18M€).
Le tout pour une livraison saison 2009/2010, plus d'infos en septembre!
GRAND STADE. --Quatre terrains d'entraînement, une enceinte de 13 000 places. Gilbert Ponteins, le président de l'USD, est séduit par les premiers plans du projet
« Qu'on se décide vite »
:Recueilli par Pierre Penin et Jefferson Desport
L'USD bénéficiera-t-elle, dans un futur proche, d'un stade digne de ce nom ? Autrement dit, d'un équipement sportif capable de répondre aux exigences du haut niveau ? Et ce, que ce soit sur le terrain du jeu à proprement parler que sur celui, plus discret mais tout aussi incontournable, des affaires. C'est en tout cas le v?ux le plus cher de son président Gilbert Ponteins. Lequel a vu, début septembre, en commission municipale, à quoi pourrait ressembler le nouveau stade de l'USD si, et seulement si, la mairie se décide à valider le départ de Maurice-Boyau vers les seize hectares qu'elle a réservés à quelques encablures (non loin des abattoirs). Visite virtuelle entre projet sportif et analyse commerciale.
« Sud ouest ». D'après ce qui vous a été présenté, quels seraient les contours et la physionomie du futur stade ?
Gilbert Ponteins. Nous serions sur la base d'un véritable complexe sportif. Qui ne serait d'ailleurs pas réservé exclusivement à l'activité de l'USD, mais ouvert à d'autres disciplines.
Plus concrètement, quels équipements verraient le jour ici ?
Pour ce qui concerne l'USD, nous aurions un stade d'honneur d'une capacité de 13 000 places avec des loges pour nos partenaires, une brasserie pour les supporters, ainsi que différentes salles annexes. Ce projet prévoit également la création de quatre terrains d'entraînement. Nous aurions ainsi tous les outils sur place. Par ailleurs, viendraient se greffer, entre autres, un fronton, une salle omnisports, une piste d'athlétisme et un skate park. Les lycéens et les collégiens pourraient en profiter.
« Ce complexe ne serait pas réservé qu'à l'USD »
Ce scénario vous convient-il ?
Bien sûr. Nous avons besoin d'un outil pour assurer la pérennité du club en Élite. Et cet outil, c'est le nouveau stade. Un exemple, avec le retour du club en Top 14, nous n'avons pas assez de places pour nos partenaires. Le problème, c'est qu'avec notre stade actuel, nous ne sommes pas en mesure de répondre à leurs attentes. Aujourd'hui, il nous manque 5 000 places. Donc, si on veut se développer, il nous faut autre chose. Et une plus grande capacité d'accueil.
En clair, si le club veut s'installer en Top 14, il ne peut rester à Maurice-Boyau?
Ce n'est pas à moi d'en décider. C'est à la mairie. Mais c'est évident que si on veut prétendre rester au haut niveau, la rénovation du stade ne suffira pas.
Pourtant, vous savez que ce projet d e « grand stade » suscite plus que des interrogations chez les commerçants, étant donné qu'il est lié à la création d'un centre commercial à la place du stade Maurice-Boyau. Quelle est votre analyse sur ce point ?
Je crois que le commerce dacquois n'est pas dans une phase exceptionnelle d'expansion. Et je trouve que ce projet de centre commercial est très intéressant car il pourrait redynamiser le commerce du centre-ville. Il permettrait en outre de relier ces deux parties de la ville. De créer des passerelles. Et de redonner un peu de couleurs au parc des arènes.
« N'ayons pas peur de la concurrence »
En ajoutant de la concurrence, ce centre commercial ne menacerait-il pas l'avenir des commerces du centre-ville ?
Moi, je crois à la concurrence. Elle donne aussi une motivation supplémentaire. Elle peut donner un coup d'élan. À condition d'avoir des enseignes complémentaires. On sait par exemple qu'il n'y aura pas de commerces d'alimentation, mais plutôt des restaurants. Ce nouveau pôle pourrait être axé sur du ludique. Et surtout, n'oublions pas que nous ne sommes ici qu'à 250 mètres du centre-ville.
Toutefois, si on intègre en plus le Grand Mail à la problématique, n'y a-t-il pas un risque d'avoir trop de magasins à Dax ?
Il ne faut pas avoir peur de ça. Le Grand Mail a sa clientèle. Mais peut être que ça ne correspond pas à tout le monde. Certains ont peut-être envie de faire du shopping différemment. Il y a peut-être de la place pour des magasins qui s'adresseraient à une clientèle un peu plus haut de gamme. Et c'est ce qui nous fait défaut à Dax. Nous avons une population de touristes et de curistes que ça pourrait intéresser.
En l'état actuel de ce dossier, quelle est, selon vous, la priorité aujourd'hui ?
Qu'on se décide vite. Qu'on ne perde plus de temps. Car pour pouvoir jouer sur un terrain neuf, il faut attendre presqu'un an sans poser les pieds dessus. Dans l'idéal, il faudrait commencer le stade en même temps que le terrain. La mairie doit donner sa réponse en octobre. Donc on attend. Sachant qu'il peut très bien ne rien se passer.
http://www.sudouest.com/180907/vil_lan_dax.asp?Article=180907aP867809.xml
GRAND STADE. --La rénovation de Maurice-Boyau n'est pas si abandonnée que ça. Il faut dire que cette option ne manque pas d'avantages y compris... politiques
Un plan B à l'étude
:Jefferson Desport
Si la notion de plan B est à la mode, elle risque d'aller comme un gant au déjà volumineux et on ne peut plus chatouilleux dossier du Grand Stade. Un nouvel écrin censé abriter, comme chacun sait, les amours exigeants et gazonnés de l'USD et du Top 14. En effet, alors que la passion entourant cette affaire se cristallise depuis de longs mois autour d'un éventuel déménagement de Maurice-Boyau, et ce au profit d'un stade flambant neuf de 13 000 places du côté des abattoirs, un autre scénario pourrait finalement venir se mêler au débat. Et pourquoi pas emporter le morceau.
Un plan B donc, qui, lui, ne s'appuierait pas sur la construction d'une nouvelle enceinte mais sur la réhabilitation de l'actuelle. À ce détail près qu'il ne s'agirait pas de revoir simplement à la hausse la capacité d'accueil de Maurice-Boyau, mais de repenser la totalité du quartier. La philosophie de ce plan B étant de créer une nouvelle dynamique autour et grâce au stade. Une dynamique qui serait bien entendu sportive et commerciale.
La piscine. Concrètement, la réflexion en cours consisterait à profiter des espaces autour de Maurice-Boyau pour bâtir un ensemble commercial. Ce qui impliquerait, par exemple, de se réapproprier l'actuelle piscine municipale qui, selon Jacques Kimp, le directeur général des services de la mairie, « n'est plus adaptée aux besoins d'aujourd'hui. Nous pourrions profiter de ce scénario pour envisager une nouvelle piscine plus ludique, plus moderne? »
Le stationnement. Autre élément, et non des moindres, à prendre en compte avec ce scénario : les places de stationnement. Un paramètre d'autant plus capital qu'il s'agira d'accueillir ici aussi bien les supporters que les clients et les employés des futures boutiques. Une équation difficile puisqu'il faudra la résoudre dans un environnement urbain qui est loin d'être aussi malléable que la pâte à modeler. « Cette option est de loin la plus compliquée et la plus technique à réaliser, confirme Jacques Forté, le maire de Dax. Néanmoins, nous y travaillons. Et pour l'heure, c'est tout à fait réalisable. »
Les premières estimations misent toutefois sur près de 3 000 places de parking à trouver dans les environs. « Sur ce point, ajoute Jacques Forté, il y a peut-être des synergies à trouver avec Carrefour, sachant qu'on réfléchit aussi à l'installation d'un parking le long des remparts ainsi qu'à des stationnements souterrains Mais, encore une fois, je le redis, nous étudions toutes les possibilités. Et nous choisirons la meilleure pour la ville et son avenir. »
Réconciliation. Reste que cette dernière formule, au-delà de sa difficulté technique, présente quelques avantages non négligeables. Et même largement capitalisables. En particulier à l'aube des municipales. En effet, si cette option était retenue, elle permettrait à Jacques Forté d'envoyer un signe fort à tous ceux qui estiment que la construction d'un nouveau stade est une pure folie des grandeurs. Elle permettrait également aux inconditionnels de Maurice-Boyau de garder le sourire et de rassurer ceux qui tiennent à ce que ce retour de l'USD en Élite créé une dynamique la plus proche possible du centre-ville. Ce qui fait quand même quelques heureux? électeurs.
Reste à savoir ce qu'en pensent les dirigeants de l'USD. Sachant que, si Gilbert Ponteins, en bon président de club, s'est prononcé en faveur de la meilleure option pour ses protégés, en l'occurrence un nouveau stade, Philippe Jacquemain, l'un des dirigeants les plus influents de l'USD, plaide au contraire pour la rénovation de Maurice-Boyau. Une réhabilitation qui, dans ce plan B, porterait la capacité d'accueil aux alentours de 13 000 places, supprimant au passage la piste d'athlétisme pour en faire un terrain de rugby digne de ce nom. Soit une réponse appréciable aux attentes de l'USD. Les terrains d'entraînement pourraient, eux, être installés du côté des abattoirs. « Pour l'ambiance, garder le stade Maurice-Boyau ce serait formidable », assure Jacques Kimp. Et à six mois des élections, une réconciliation avec Philippe Jacquemain le serait sans doute tout autant pour Jacques Forté. Le Quinze de France a Chabal, Jacques Forté a un plan B. À chacun sa Coupe du monde?
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- Écrit par : Bruno
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Un futur éventuel, possible, voir probable, grand stade à Dax
Avec l’accession de l’US Dax en Top 14, en mai dernier, il est apparu que le stade actuel Maurice Boyau, antre naturelle des joueurs de la cité thermale, n’était plus conforme aux exigences d’un club de haut niveau.
Voici ci-après quelques extraits d’article relatant la saga de ce futur éventuel stade.
Où serait-il ?
Peut être ici
A proximité du futur golf de SAUBAGNACQ
Ou plutôt là,
A Broy de Bas, pourrait paraître plus aisé, les dessertes et voies d’accès proche de l’idéal
Voir là,
Rue Pascal Laffitte a coté des abattoirs de Dax,
Dernière solution
Hors de Dax
Aux dernières rumeurs la solution rue Pascal Laffitte serait la mieux engagée pour accueillir cet éventuel stade
Extrait Sud Ouest du 1er juin 2007
« Nous avons un terrain de 14 hectares avec un accès facile tout en étant en ville. Si le projet se fait, ce sera une belle opportunité ». Le maire faisait allusion au terrain près de la rue Pascal Laffitte dont il disait dimanche soir au stade qu'il l'avait « réservé ».
A quoi cela ressemblerait il ?
Extrait sud ouest :
Sud ouest « D'après ce qui vous a été présenté, quels seraient les contours et la physionomie du futur stade ? »
Gilbert Ponteins « Nous serions sur la base d'un véritable complexe sportif. Qui ne serait d'ailleurs pas réservé exclusivement à l'activité de l'USD, mais ouvert à d'autres disciplines. »
« Plus concrètement, quels équipements verraient le jour ici ? »
« Pour ce qui concerne l'USD, nous aurions un stade d'honneur d'une capacité de 13000 places avec des loges pour nos partenaires, une brasserie pour les supporters, ainsi que différentes salles annexes. Ce projet prévoit également la création de quatre terrains d'entraînement. …… viendraient se greffer, entre autres, un fronton, une salle omnisports, une piste d'athlétisme et un skate park. »
Extrait sud ouest du 15/09/2007 :
« Pour infos, un stade de 10 000 places assises, avec tout le matériel nécessaire pour les XV Dacquois (5 terrains d'entraînement, salle muscu,...), un grand parking, des buvettes, des loges pour les partenaires... »
Combien cela coûterait il ?
Là encore les avis divergent !
1ère option : UN STADE NEUF
Selon M. Bellocq extrait sud ouest du 15/09/07
« Construire un nouveau stade demandera au minimum 40 millions d'euros »
« Selon les prix moyens d'un stade, sûrement 35M€, pris en charge à 50% par la vente de Maurice Boyau à Nexity (18M€). »
Et selon les estimation de Philippe Jacquemain, cela pourrait même monter entre 45 et 50 M€.
Sachant que celui de Montpellier a couté 60M€…
2ème option : LA RENOVATION de l’actuel stade
Ici les avis convergent vers des sommes plus faibles.
Ph. Jacquemain dans le sud ouest du 18/07/07 :
« Ce projet, je l'ai chiffré et il coûterait quatre fois moins cher que ce qu'il faudrait prévoir pour déplacer le stade soit entre 10,1et 12 M€ »
G. Bellocq du Sud ouest du 15/09/2007
« La JAD, qui vient d'être transférée à Aspremont, a laissé quatre hectares disponibles. On peut les utiliser. Ça donnerait un espace équivalent à ceux des stades de Bayonne et de Biarritz, lesquels ont tous deux été rénovés. »
Plus couramment on entend parler de la somme de 10M€.
Sachant cela qu’est ce qui s’opposerait à la création d’un stade neuf ?
Plusieurs chose, Nexity prévoit d’acheter le terrain de 4ha aux alentours de 18M€, ce même terrain étant estimé par les domaines pour 3M€ (délibération du conseil municipal du 03/07/2007). La mairie, propose donc la création d’un stade gratis, celui-ci étant financé par la vente du terrain, auquel il nous faut retrancher le prix d’achat du futur emplacement (vraisemblablement, rue Pascal Laffitte, pour 5 à 6M€ , sud ouest du 15/09/07) ; reste donc dans le meilleur des cas à peu près 12M€ pour la construction d’un stade neuf. Hors, dans son organe officiel de communication qu’est DAX MAG (édition mai 2007) il ne paraît pas envisageable de faire appel à un emprunt : « La simple construction d’un stade entraînerait 43,3% d’augmentation du taux de la taxe d’habitation pendant 15 ans. » Mais la création d’un espace commercial proche du centre ville permettrait la création de 600 emplois. Cela engendrerait une augmentation des recettes fiscales équivalente à un emprunt de 4 millions d’euros soit 7% du produit de la taxe foncière. Somme qui s’ajouterait à la participation de l’aménageur de 18M€. Bilan pour la ville : 600 emplois et 22 millions d’euros sans compter les retombées sur le commerce et l’économie locale ». On arrive donc selon les estimations municipale à un budget d’environ 34M€, somme qui paraîtrait suffisante pour faire le grand stade dont notre club a besoin.
Cependant, ce financement dépend en partie de la création de cette zone commerciale ; hors Carrefour, vient d’engager des travaux visant à augmenter sa surface de vente ; Leclerc va en être pour 14M€ de rénovation. Une telle zone, coincé entre le grand mail d’un coté et ces deux « mammouths » déjà bien ancrés dans le paysage dacquois est elle viable ?
De l’autre coté nous avons l’option de la rénovation, celle-ci serait a priori entièrement à la charge de la municipalité, voire éventuellement avec la coopération de la communauté d’agglomération, mais celle ci n’a pas encore vocation sportive. La dite rénovation couterait à peu près 10M€ ; de plus des travaux sont prévus pour la réfection des grandes tribunes, ou du moins leur habillage par un bardage bois, des loges sont en cours de construction pour le début du championnat. Et une buvette neuve, a été inaugurée l’année dernière. Dans l’optique de ce plan B qui (sud ouest du 18/09/2007) « porterait la capacité d'accueil aux alentours de 13 000 places, supprimant au passage la piste d'athlétisme pour en faire un terrain de rugby digne de ce nom. Soit une réponse appréciable aux attentes de l'USD. Les terrains d'entraînement pourraient, eux, être installés du côté des abattoirs. » Il faut de plus savoir que les dacquois sont très attachés à leur stade, quasiment en centre ville. Certes il a des défauts, notamment une accessibilité aux véhicules très limitée, Dax manquant déjà sérieusement de places de parking.
Enfin pour argument final apporté par Ph. Jacquemain (édition sud ouest du 18/07/2007) « Par ailleurs, je rappelle qu'il existe un schéma directeur commercial communautaire qui limite les surfaces commerciales. Aujourd'hui, il y a entre 5 et 6000 mètres disponibles dans l'agglomération? et non 27000. »
A venir, le dossier de presse sur le stade .
Alexf le 27/09/2007
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- Écrit par : Bruno
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Avant de rentrer dans le vif du sujet avec l'équipe première, nous tenions à vous présenter, via Jérôme Daret, le centre de formation de l'USDAX et plus généralement la partie immergée de l'Iceberg USDAX.
Le rôle de Jérôme DARET au sein de l’U.S.DAX RUGBY a évolué à l’intersaison. Après avoir obtenu son BE2 option rugby, il chapeaute l’association, notamment pour tout ce qui a trait à la formation, alors que le Centre de formation, sera confié à Christophe Milhères et Titou Prosper. De plus, il sera assistant des coachs de l’équipe Pro et responsable vidéo du club.
Il occupe donc un poste charnière dans le club. Il est clair que, dans un temps relativement bref, l’U.S.DAX Rugby devra sortir des joueurs pro de son centre de formation afin de compenser ses moyens limités.
Jérôme, peux-tu nous présenter le centre de formation ?
Le centre de formation est en place depuis deux ans et a reçu l’agrément l’an passé. Il est en phase d’aménagement pour répondre aux exigences du rugby pro. Ce centre s’adresse aux jeunes de 16 à 23 ans. Pour l’instant, il est ouvert à tout le monde mais nous allons essayer de la faire évoluer de deux façons : D’une part, nous voulons à terme créer une filière interne qui bascule nos meilleurs éléments vers ce centre de formation afin d’éventuellement sortir des joueurs pro (10% des effectif au niveau national). D’autre part, nous allons poursuivre les journées de détection, en faisant évoluer contre nos joueurs les candidats postulant. Pour la majeure partie de ces candidats, nous leur proposerons d’effectuer une année au club afin d’affiner en interne la sélection avant d’intégrer le centre de formation. Ils seront donc partenaire du centre de formation avant d’en devenir stagiaire s’ils font l’affaire sur le plan sportif et scolaire.
Pour ce qui est du recrutement des joueurs, bien entendu, nous nous focalisons sur le local mais certains postulants nous arrivent de loin. Un jeune Lorrain vient par exemple d’intégrer le centre. Le cas de George Drake est particulier. Il s’agit là d’une opportunité et non d’une volonté de chercher des jeunes joueurs à l’étranger. Nous l’avons rencontré lors de la coupe du monde des moins dix-huit ans.
Mais en majorité, nous nous appuyons sur le local avec pourquoi pas, à terme, des partenariats qui seraient à double entrée : Donner leur chance aux meilleurs jeunes locaux de devenir pro via le centre de formation de l’U.S.DAX Rugby et réciproquement, trouver un club aux joueurs trop juste et aux de plus de 23 ans qui ne pourraient passer pro. Mais l’on n’en est pas encore là !
Il faut enfin savoir que les membres du centre de formation s’engagent sur la double compétence (Scolaire et professionnelle) , ce qui n’est pas sans poser des contraintes d’horaires puisqu’ils ont une charge de 10 à 12 heures de formation rugby hebdomadaire.
Au niveau de l’effectif actuel, y a-t-il des joueurs qui pourraient intégrer le groupe pro ?
Actuellement plusieurs joueurs s’entrainent avec les pros : Baffou, Cros, Olivier August, Pendanx, Lafourcade, Drake ou encore Paul qui vient de passer pro.
L’effectif est de qualité. D’ailleurs, l’équipe Espoirs à 7 de l’U.S.DAX Rugby vient de se qualifier pour le championnat de France qui se déroulera à Toulouse le week-end prochain (29/30 Septembre). D’ailleurs l’an passé nous avions fait 5ème national (30 clubs pros) et espérons faire mieux cette année. (Cf. http://www.les-bleus-sevens.com/)
Pour conclure, un avis sur la saison à venir de l’équipe première ?
Je suis assez serein et optimiste. Je pense que si le groupe joue sans complexe et libéré, on pourrait avoir de bonnes surprises.
Un grand merci à Jérôme et bonne chance aux espoirs pour ce week end .