Présentation de la saison 2004-2005
Tout d'abord, permettez moi d'être ravi de recommencer la saison sur usdax.net. En effet, je ne vais pas vous cacher que D@niel, en cas de montée de l'USD dans le top 16, aurait trouvé un sponsor d'envergure nationale lui permettant d'engager un chroniqueur rugbystique digne de nom, estampillé officiel et reconnu de ses pairs. La société SODILOR (spécialistes de la signalisation sur route et notamment sur rocade) avait d'ailleurs donné son accord. L'aviron Bayonnais en a décidé autrement, l'USD reste avec les pauvres et moi avec D@niel.
L'USD va donc entamer sa troisième saison en ProD2 et après deux exercices antagonistes, l'espoir, le calme et la sérénité semblent habiter l'USD.
Alors qu'il ya un an, on n'osait à peine croire à un retour au premier plan de l'USD, ce n'est plus le cas aujourd'hui. L'équipe a acquis quelques certitudes dans son jeu et dans sa qualité.Tout le monde semble tirer dans le même sens et le recrutement, très ciblé mais sensiblement du même accabit que celui de l'intersaison précédente, confirme cette impression de quiétude.
Peu de mouvement donc. Aucun départ majeur si ce n'est celuide Lagardère, aussitot remplacé par Courtade. Quelques renforts avec notamment Pedrosa qui apportera en plus de son expérience sa polyvalence "en tronche". L'effectif, relativement juste pour le cinq de devant, surtout si Benoit Berilhe est out "sine die", apparait cohérent et capable du meilleur dans une division où le niveau s'élève d'année en année.
Bayonne, Auch et Bègles nous ont quitté pour des raisons diverses et ont été remplacés par Aix, Bordeaux (SBUC) et Montauban. Les deux promus en Top16 n'avaient rien d'épouvantails, le nombre de défaites concédées en témoigne. Par contre, lorsque l'on se penche sur l'effectif de Montauban et même d'Aix-Marseille-Bouches-du-Rhône-Méditérannée, on se rend compte qu'il ya du lourd en opposition. On peut ajouter les sempiternels Lyonnais, très renforcés eux aussi mais croulant sous les blessures, les Toulonnais qui finiront bien par retrouver un jour une équipe, les Tarbais qui à force de changer de joueurs vont tomber sur des joueurs valables ou les Rochelais capables du meilleur comme du pire. Il y aura toujours un Aurillac, Oyonnax, Mont de Marsan ou Metro pour se glisser dans la course aux cinq premières places. Il y aura toujours des difficultés à s'imposer chez les prétendus faibles que sont Périgueux, Limoges, SBUC ou Tyrosse. Je classerai également Albi dans cette catégorie, l'équipe s'étant délestée de certains joueurs clés.
Pour l'Usd, si la route sportive est longue, que dire de la profonde réflexion qui attend les dirigeants ? Car, à un moment donné, joueurs, supporters ou bénévoles... vont avoir besoin de certitudes pour avancer. On peut se contenter d'être quatrième après les galères du début des années 2000. On peut accepter beaucoup de choses mais pas de refuser une montée, si elle se présente, pour des raisons extra sportives. Tout d'abord, ce serait faire injure aux joueurs que de la leur refuser. Ce serait également signer à moyen terme la mort du rugby pro à Dax. Si l'on ne peut avancer, on ne peut que stagner ou regresser. La question de monter ou pas ne doit pas se poser. Elle doit être résolue avant qu'elle ne se présente. Soit on se présente avec les moyens du bord en faisant confiance au groupe qui aura gagner sa place, soit le potentiel financier est amélioré. Et vogue la galère ! Bayonne et Auch ont adopté chacun une stratégie différente. Le résultat n'est pour l'instant pas des plus probants. L'équation est très difficile à résoudre et les dirigeants auront une tâche très ardue. Mais ils ont déjà réussi à ressusciter un comateux rugbystique, à donner au jeu de rugby pratiqué de l'enthousiasme et de l'envie. Qui l'aurait cru il y a encore un an ?