Statistiques
US Dax
Samedi 04 septembre 2004
19h00
Stade Maurice-Boyau (Dax)
Stade Rochelais
DUBITATIF ...
Par Oban
C’est en fils indigne (Anniversaire de ma moman repoussé pour... cause de match) et en mari infidèle (Samedi était le jour de mon anniversaire de mariage) que je me suis rendu, accompagné de mon frère et de mon beauf comme la saison passée, pour assister à ce qui s’annonçait comme une fête rugbystique entre deux équipes tournées vers le grand large et le rugby offensif. Las. Est-ce la chaleur étouffante qui empesait le stade Maurice Boyau, ou bien le simple fait que l’on assistait seulement au second acte de cette saison mammouth, mais pour le spectacle, on repassera.
Le début du match a été un lancinant échange de lancers en touche où chaque équipe gardait son pré carré. Les mêlées étaient rare, et heureusement, car l’oiseau siffleur qui officiait avait décidé de siffler plus vite que l’introduction, ce qui donna une statistique hallucinante 7 pénalités pour les 9 premières mêlées. C’est ainsi que disparut bien vite un moyen pour les deux équipes de se lancer vers l’offensive.
Car d’offensive, il n’y eu point ou quasiment pas. La défense rochelaise, toujours aussi en pointe que la saison passée et montée sur des rails de lance-missile pourrissait la vie à des trois-quarts dacquois où la paire de centre, associant Ludovic Courtade en feu-follet et Julien Carraud en perce-muraille, avait du mal à se régler, et perdait pas mal de ballons sur maladresses. Ainsi les ballons écartés faisaient l’essuie-glace latéralement avant que l’action ne débouche sur une mêlée suivie d’une pénalité pour un dégagement en touche, ou bien en touche directement.
De ce non-début de match, seuls les artilleurs tirèrent leur épingle du jeu, et encore, puisque Hervé Labat à 3 sur 4 répondit à Sebastien Bouillot à 2 sur 3. Si on ajoute que l’ouvreur rochelais rata deux drops et tapa trois chandelles, on se rend vite compte que cette ligne de trois-quarts vive, entreprenante, dont on avait aperçu le talent la saison dernière, était bien loin du compte, elle qui en tout et pour tout n’eut pas une seule occasion d’essai à se mettre sous la dent de tout le match.
La touche aurait pu représenter une excellente rampe de lancement des deux côtés, du moins au début, mais les gains des dacquois, très propres pour la plupart, débouchaient sur d’inévitables tas, en raison d’un point de jeu qui prête à discussion: Dès que le preneur de balle rouge touchait l’herbe, il était amené au sol de suite par un défenseur noir, dans la même gestuelle que lorsque un joueur se sacrifie en écroulant un maul adverse qui avance. Partant de là, les libérations se faisaient lentes, au détriment des attaques et au grand plaisir des défenses, bien décidées à montrer à l’autre qu’on ne passerait pas. Dans ce registre, le milieu du terrain dacquois s’acquitta de sa tâche avec succès, ce qui me fait dire aux abrutis qui ont insulté Ludovic Courtade en seconde mi-temps pour une passe de maçon filant devant Julien Saubade pour se retrouver directement sur la piste d’athlétisme, et qui l’ont prié de façon peu amène et crétine de retourner à Tarbes, qu’ils foutent la paix au môme, qui disputait son premier match sous les couleurs dacquoises à Boyau et son second match officiel avec Julien Carraud à ses côtés, et qu’il a le temps, avec son partenaire, d’en remontrer aux imbéciles et de nous montrer son talent reconnu.
Mêlées pourries par l’arbitre, touches pourries par les Rochelais, pas ou peu de jeu derrière avec peu de combinaisons et des ballons tombés, il restait donc au pack dacquois à marquer le match de son empreinte. Là encore, la physionomie du match me laisse songeur. A la 23ème minute, lorsque pour la première fois le huit rouges mit le huit noir sur le reculoir dans un groupé pénétrant gagnant, j’ai eu le sentiment qu’il mettait la patte sur la match, réduisant les Rochelais aux expédiants, dont certains conduisirent l’intégralité de la troisième ligne à aller se reposer à tour de rôle sur le banc pour des cartons jaunes dus à de l’antijeu. Plusieurs fois en mêlée fermée, la première ligne rochelaise se releva. L’alignement dacquois chipa 4 ballons sur lancer rochelais. Oui, mais voilà. Cette supériorité numérique, que les rouges mirent en usage par des pénaltouches, en toute fin de première mi-temps et à deux reprises en seconde, ne conduisirent qu’à des mêlées, ou la vaillance défensive des Rochelais leur évita le pire, même si à une occasion des bras rouges se levèrent en signe de succès, contredits par le petit monsieur en vert siffleur. Et c’est là que je suis un peu inquiet: L’USD a joué 30 minutes en supériorité numérique et n’en tira, je crois, que la prise du score sur la troisième pénalité d’Hervé Labat à la 38ème minute, puis le score définitif des 22 lègèrement à gauche, toujours par l’inévitable Mister L.. Mais rien au plan du jeu. Deux drops ratés d’Hervé Labat et de Laurent Diaz comme deux signes d’impuissance, une percée de Ludo Courtade gâchée par un cafouillage, une autre, tranchante comme une lame d’Eric Gouloumet entré à la place de David Guélin, mais avortée par manque de soutien. En face, les Rochelais s’en remirent à Sébastien Bouillot, impeccable dès lors qu’il fallait prendre de l’air, quand deux temps offensifs successifs avaient fait l’aller-et-retour entre les grandes tribunes et les petites sans vraiment avancer, et qui trouva par deux fois de superbes diagonales.
C’est ainsi qu’arriva la fin du match, où les Rochelais tentèrent bien, pour une de leurs rares incursions dans les 22 dacquois en seconde mi-temps, de forcer le destin par une improbable pénaltouche, mais vu la physionomie de la partie devant, je craignais plus une bêtise rouge qu’un exploit noir. Et c’est au second essai de sortir le ballon des limites du terrain, quand Julien Saubade franchit la ligne de touche volontairement, que ce match décevant s’acheva.
Je ne vais pas faire la fine bouche; L’USD a vaincu le signe indien en battant sa bête noire. Elle affiche deux victoires à son compteur pour autant de matchs. Mais le jeu proposé m’inquiète. Si le paquet peut être crédité d’un match sérieux, dominateur en touche, actif dans le jeu de pénétration avec en particulier Tino Bertotto et Eric Gouloumet très actifs, solide en mêlée en malmenant une mêlée rochelaise affaiblie toutefois par le manque d’une unité, il a quand même eu du mal à tuer, pendant qu’il était en supériorité numérique, un adversaire toujours aussi vaillant et décidé. Derrière, peu servie par des sorties de balles lentes, des mauvais choix de la charnière et des fautes de mains nombreuses, la ligne de trois-quarts s’en est bien sortie défensivement, avec un excellent Laurent Diaz, en particulier sur balles hautes, et une pression qui étouffa systématiquement la ligne rochelaise, vraiment pas à son affaire.
A une semaine d’un périlleux déplacement en terre toulonnaise, dans l’antre d’une équipe au moral surgonflé, bien décidée à en finir avec sa bête noire à elle, et qui, malgré l’ampleur de la défaite à Sapiac mit à mal le pack montalbanais à plusieurs reprises (Le commentateur de Sud-Radio dit ainsi que le pack toulonnais avait réussi ce que peu avaient fait ces dernières années, à savoir de mettre la mêlée montalbanais cul-par-dessus-tête...), il y a lieu d’être dubitatif avec cette équipe dacquoise que j’attendais plus en avance dans sa préparation, malgré une paire de centre toute nouvelle à qui il faudra donner du temps pour se régler, et sur qui il ne faut surtout pas rejeter les approximations de samedi. Ceci-dit, si il est bien une constante dacquoise ces dernières années, c’est d’être inconstante, et d’être absente où on l’attend pour mieux rejaillir là où on ne l’attend pas. Ce qui me fait dire qu’il ne faudrait pas non plus que les Toulonnais sous-estiment cette équipe rouge de début de saison. Pour ce qui est des Rochelais, à part une terrible détermination défensive et un désir de ne rien lâcher, elle m’est apparue bien en retrait de sa performance de la saison passée, et ne sut se montrer dangereuse sur son point fort, le jeu de ligne, là où l’an dernier, chaque ballon redonné par les rouges me donnaient des sueurs froides. En ce début de saison, elle n’a pas été dans la possibilité, loin s’en faut, de renouveler sa performance."
Ouf (bis) !
Ben voilà une victoire tirée par les cheveux ! Tiens ! J'ai déjà dit ça la semaine dernière ! Mais c'est quand même une victoire à 4 points. Tiens ! Ca aussi ! Alors, je vais faire là aussi court et cool (et inversement).
Quand je dis "Ouf" ce n'est pas dans le sens de "on l'a échappée belle" mais plutôt celui de "Ouf ! C'est terminé, enfin !". Match soporifique, aucune action tranchante de part et d'autre. Des Rochelais bien plus faibles que la saison passée. La Caravelle annoncée par le Nautile est restée au port et le sorcier charento-gersois a dû ravaler sa potion. Match d'entraînement ? Match de début de saison ? non match plutôt. Le même, en plein milieu de l'hiver, et on retrouve les trois-quarts des spectateurs figés à leur place, telle la formidable armée de terre cuite du tombeau de Qin Shi huang Di le premier empereur.
Dans son intervention sur le forum Kekito a bien résumé le match: " Quel drôle de match ! Des fautes de mains à en pleuvoir... et, comme il ne pleuvait pas, ce devait être la chaleur moite ! Comment expliquer alors le score de toulouse-bayonne cet après-midi?
Pas assez de balles derrière, des mauvais choix des nôtres, des Rochelais sans arrêt à la faute, un arbitre en dessous de tout oubliant des fautes (des 2 côtés mais malheureusement surtout pour nous) et heureusement car il avait le sifflet tellement facile qu'il était impossible ce soir de voir un essai... il ne doit pas connaître la règle de l'avantage... comme cela ça permettait aux gars de boire un peu plus souvent! Merde, ça me fait c... de dépenser 20 euros pour ça... ils jouent à 14 pendant 30 minutes ils n'ont marqué que 3 points." Tout est dit !
Après Périgueux, c'est La Rochelle qui est venu chercher 1 point de bonus. Grand bien leur fasse ! En attendant faudra trouver d'autres arguments offensifs pour aller s'imposer (ou au mieux défendre nos chances) devant les "fadas" de la rade.
D@niel
Les faits marquants:
- Les nombreuses fautes de main.
- La passivité de J. Saubade (qui devrait aller chercher un peu plus de ballons au lieu de les attendre).
- Stéphane Douthe a encore fait banquette.
Cinquième manche
Par Bruno
Souvenez vous de la dernière année de l'USD dans le gotha du rugby Français. Cette année là, il ne manquait que quelques Nubiens et leurs tambours pour avoir une véritable ambiance galère. En treize matches, l'USD avait accroché une seule victoire, à la deuxième journée contre Colomiers. Le quatorzième match nous opposait aux Rochelais, eux aussi promis à la descente chez les pauvres mais qui avaient le mérite de tomber les armes à la main. Ce fut au cours de ce match que l'USD, miraculeusement certes, bâtit le quinze Rochelais pour la dernière fois à ce jour. Depuis, en quatre rencontres, les Maritimes se sont systématiquement imposés. On peut brièvement revenir sur le match aller à Boyau l'an passé où le non sens tactique des nôtres associé à la volonté des visiteurs avaient fait pencher la balance.
Au moment d'entamer la cinquième manche, les équipes n'ont que peu de certitudes. Dax s'est imposé en Dordogne mais personne ne sait vraiment ce que vaut Périgueux. Une victoire initiale à l'extérieur est toujours un bon catalyseur mais prendre trois essais et souffrir alors que la maîtrise du match aurait pu paraître plus facile peut engendrer quelques interrogations.
Que dire des Rochelais ? Accrochée par des Tarbais toujours difficiles à jouer, ils arrivent dans les Landes pour se rassurer mais également pour mettre en place leur rugby, fait de mouvement et de soutien. La Rochelle est une des équipes les plus joueuses de ce championnat. La qualité de sa défense associée à la vivacité de ses attaquants en fait un adversaire redoutable et espérons le, redouté.
L'USD a les moyens de passer cet obstacle. La conquête devra être irréprochable afin de permettre à la ligne de trois quart de montrer au public son énorme potentiel. Un match n'est jamais facile. La grandeur d'une équipe tient à sa propension à se rendre les parties aisées. L'USD doit franchir ce cap pour pouvoir pleinement développer son jeu. A défaut de tuer l'adversaire rapidement, on lui redonne confiance et le rend encore plus fort. Surtout s'il se nomme La Rochelle et possède quelques arguments non négligeables.
Un samedi dans notre maison de campagne
Par Nautilus (Supporter Rochelais)
Si on regarde dans le passé les confrontations entre Dax et La Rochelle, on se rend vite compte que les Dacquois mènent largement au score. Si le regard s’arrête plus récemment, c’est aux Rochelais qu’appartient le score, la dernière victoire dacquoise remontant à la saison 2001/2002 quand les deux clubs évoluaient à l’étage du dessus. Au sortir de la première journée de cette nouvelle saison, force est de constater que les Dacquois, qui ont ramené la victoire de leur déplacement en Dordogne, sont donnés favoris face à des Jaune et Noir qui n’ont pu obtenir qu’un match nul dans leur antre. Mais le passé est le passé et le match de samedi se jouera bien au présent.
Passées ces considérations destinées aux comptables et aux adeptes du 1N2, l’Atlantique Stade Rochelais a, depuis deux saisons, trouvé une annexe à Marcel Déflandre : le stade Maurice Boyau. Dire que les Jaune et Noir s’y sentent comme "dans leur maison de campagne" est un euphémisme car en deux confrontations, ils y ont marqué plus d’essais que tous les autres visiteurs des Landais en plantant la tente dans l’en but rouge et blanc par 7 fois. L’odeur des pins serait-elle bénéfique aux Rochelais ? Les Landais seraient-ils des hôtes prévenant à l’égard de leurs visiteurs? Peut être… Mais à l’image des Vikings venus du Nord, la caravelle risque de tout bousculer sur son passage. Pourquoi? Parce qu’aucune cassette de leur nouveau système de jeu n’est disponible et que les balbutiements du week-end dernier risquent fort de céder la place à des combinaisons travaillées et retravaillées durant la semaine et comme Serge Milhas n’est pas homme à accepter les approximations, ses joueurs vont devoir s’ouvrir le ventre pour effacer le demi faux pas face à Tarbes. De plus, l’apport du sorcier gersois semble déjà porter ses fruits car si lors des deux saisons écoulées, le pack rochelais avait montré quelques lacunes dans les phases statiques, lors de sa première sortie, il a prouvé qu’il s‘était refait une santé à l’intersaison. De plus, j’ajouterais que le Stade Rochelais n’est jamais aussi fort que lorsqu’il n’est pas favori. Cela s’est constaté lors des deux dernières saisons et pourrait donc bien se répéter samedi.
En résumé chères “pommes de pin”, les Jaune et Noir sont prêts pour la passe de 3 et la nouvelle rigueur affichée pourrait bien profiter des approximations dacquoises… Et les pronostiqueurs réfléchis pourraient bien faire un bond en avant au jeu des pronostics !!!…
Bon match à tous
Équipe
- 1 Yves PEDROSA
- 2 Benjamin NOIROT
- 3 Ludovic CARTIER
- 4 Rudolph BEREK
- 5 Romain FRIAND
- 6 David GUELIN
- 7 Justino BERTOTTO
- 8 Christophe DONGIEU
- 9 Jérôme DARET
- 10 Hervé LABAT
- 11 Julien SAUBADE
- 12 Ludovic COURTADE
- 13 Julien CARRAUD
- 14 Gabriel BREZOIANU
- 15 Laurent DIAZ